La Chine a réaffirmé le maintient des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, alors que le président américain, Donald Trump, a annulé une partie des réglementations contre le réchauffement climatique mises en place par Barack Obama.

« Nous maintenons que toutes les parties doivent vivre avec leur temps, saisir les chances, tenir leurs promesses et prendre sérieusement des mesures pour promouvoir conjointement la mise en oeuvre de l’accord (de Paris) », a indiqué le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Lu Kang.

« Peu importe comment évoluent les politiques des pays tiers sur le changement climatique, la détermination, les objectifs et la politique de la Chine en tant que grand pays en développement responsable face au changement climatique ne changera pas », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Donald Trump n’a pas caché son scepticisme face à l’accord de Paris et aux causes du changement climatique. Il a ordonné par son « Décret sur l’indépendance énergétique » de supprimer ou d’alléger la plupart des contraintes du plan énergie propre de Barack Obama, et annoncé qu’il mettait un terme à « la guerre contre le charbon ».

Donald Trump ne dénonce pas pur le moment l’accord de Paris sur le climat, dont il avait promis de se retirer durant la campagne, mais ses décisions vont compliquer le respect des engagements américains de réduire leurs émissions de carbone de 26 % d’ici à 2025 par rapport au niveau de 2005.

Début septembre, la Chine, qui représente 20% du total des émissions de gaz à effet de serre, et les Etats-Unis (18%) avaient officiellement porté l’accord de Paris, entré en vigueur en février 2016. Le texte négocié lors de la COP-21 de décembre 2015 et adopté par 195 pays, vise à contenir « bien en dessous » de 2 degrés Celsius la hausse des températures moyennes mondiales par rapport à la moyenne de l’ère pré-industrielle.

De leurs côtés, les médias chinois se sont indignés de la décision de Donald Trump, assurant que « Washington est censé se lancer dans le même combat, mais l’administration Trump pourrait être la première à abandonner l’accord, ce qui serait très décevant ».

Mais ils ont réitéré la responsabilité et l’engagement de Beijing vis-à-vis de cet accord international : « la Chine se trouve encore dans une phase de développement rapide et la tâche de l’industrialisation n’a pas encore été achevée. Néanmoins, Beijing doit faire avancer l’Accord de Paris et équilibrer son développement économique avec la réduction des émissions de carbone ».