Le président, Xi Jinping, a préféré s’entretenir longuement avec le gouverneur de Californie, Jerry Brown, ardent défenseur des énergies propres, qu’avec le secrétaire à l’énergie de Donald Trump, Rick Perry.

En tournée dans la région, le secrétaire américain a tenté de rassurer ses partenaires asiatiques après l’annonce du président américain Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat.

« Nous ne reculons pas et nous ne laissons aucune place vacante (…) Les Etats-Unis ne renoncent pas à leur rôle de leader pour une planète propre », a-t-il argué à Tokyo, ajoutant que « si les Chinois veulent nous prendre la couronne (…) ce sera un gros défi ».

Plus diplomate, Jerry Brown a mit en exergue les « opportunités extraordinaires » de coopération entre Chine et Etats-Unis sur les « énergies propres », lors d’un entretien avec le vice-Premier ministre chinois, Zhang Gaoli, à Beijing.

Le gouverneur de Californie, Jerry Brown, et le président Xi Jinping ont signé un protocole d’accord associant la Californie à la République populaire pour la promotion des « technologies vertes« .

A contrario, Rick Perry n’a pas été reçu par le président. Pied de nez à l’administration de Donald Trump, qui ne sera peut être plus l’interlocuteur de la Chine en matière de climat.

En effet, Xi Jinping a dit espérer que « l’Etat de Californie continue de promouvoir les échanges bilatéraux entre les localités et qu’il contribue davantage à la coopération sino-américaine dans des domaines tels que la technologie, l’innovation et le développement écologique ».

Venu participer à un forum ministériel sur les énergies propres, Rick Perry est resté discret, en raison de la position prise par Donald Trump, alors que ce dernier avait promu les énergies renouvelables quand il était gouverneur du Texas et s’était dit favorable à un maintien dans l’accord de Paris.

Jerry Brown a indiqué à l’Agence France Presse que « la Californie est engagée avec les (Etats de) Washington, New York et autres pour se motiver à agir davantage » sur les énergies propres, « en grande partie à cause de (Donald) Trump ».

« J’essaie de réveiller les gens sur le combat face au changement climatique. La Chine est un allié de taille, dotée de gigantesques ressources (…) pour accélérer notre action », a assuré ce dernier.

A l’inverse, « Rick Perry est dans une position délicate. L’administration Trump est vraiment déconnectée de la communauté internationale, cela devient évident dans des réunions » comme ce forum ministériel sur le climat à Beijing, a déploré Alex Perera, directeur adjoint de l’ONG WRI Energy Program.