Yaoundé et Pékin entretiennent des relations multiformes, confiantes et mutuellement bénéfiques. Cette coopération s’est illustrée ces dernières années par des échanges de haut niveau, des échanges commerciaux et économiques, selon le dossier de presse des JEICAC.

Des dates et des faits

  • 1972 : Signature de l’accord de coopération économique et technique entre la Chine et le Cameroun à Pékin, accord ratifié par le décret № 72/500, du 22 décembre 1972. Par la suite, une Commission mixte est créée : c’est le cadre essentiel de promotion de la coopération entre la Chine et le Cameroun.
  • 2009 : Session de validation des projets prioritaires à financer par la Chine, une contribution estimée à 3.000 milliards FCFA, investie par la Chine dans divers projets infrastructurels.
  • Du 20 au 22 juillet 2011 : visite d’État en Chine du président Paul Biya.

Amicale et stratégique, la visite de 3 jours du chef de l’État camerounais, le président Paul Biya, en République populaire de Chine n’était pas moins symbolique de l’intérêt croissant que le peuple camerounais attache aux relations diplomatiques entre la Chine et le Cameroun.

Deux pays, à bien d’égards, proches et qui, en 2011, célébraient les 40 ans de leurs relations diplomatiques placées sous le signe d’un partenariat « gagnant-gagnant ».

Des projets prioritaires

  • à court terme

53 projets prioritaires ont été soumis à la Chine parmi lesquels 16 sont déjà bouclés et des financements ont déjà été reçus ou sont en attente, en provenance de Exinbank-China. Il s’agit des projets infrastructurels de grande envergure : infrastructures de logement, infrastructures routières et portuaires, assainissement de l’eau, etc. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication occupent également une place de choix dans ce segment de la coopération.

  • à moyen et long terme

Ils sont relatifs aux secteurs de la sécurité et de la défense, de l’assainissement de l’eau, et de la santé. Les infrastructures routières et aéroportuaires, les logements sociaux y figurent en bonne place tout comme le développement urbain et le secteur de l’énergie. Au total, 32 projets figurent sur cette liste et attendent des financements à négocier avec la partie chinoise.

En clair, les projets prioritaires de développement du Cameroun à l’horizon 2035 sont déjà minutieusement élaborés et attendent l’engagement financier de la Chine, pour ceux qui seront validés, de commun accord entre les deux États. Il y a donc lieu de se féliciter de l’état de cette coopération qui en 48 ans, a fait de grands bons en avant. Le Cameroun tire et tirera encore profit de cette coopération dynamique si et seulement si les échanges qui en découlent se déroulent dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.