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Canton, la ville des Chèvres

Canton, la ville des Chèvres

Kouang-tcheou ou Guangzhou est l’estuaire de la Rivière des Perles (Zhu Jiang), troisième fleuve du pays, avec une longueur de 2.200 kms, sur une surface de 409.458 Km². Située dans la province du Guangdong sous le tropique du Cancer, la ville de Canton possède un climat chaud et humide.

D’une superficie de 3.719 km², Canton possède une architecture urbaine dense pour la région, avec le temple de la dynastie Ming, l’institut du mouvement des paysans, la pagode du temple des six arbres banians, le musée de Canton et entre autres, le mémorial de Sun Yat-Sen.

La ville détient l’un des plus importants potentiels économique et financier du pays, attirant les investisseurs étrangers et chinois. Ses capacités économiques sont facilitées par son grand port. Abritant plus de 5 millions d’habitants, Canton est devenu le centre économique du sud de la Chine.

La naissance de Canton repose sur une légende, qui lui donna le surnom de « ville des Chèvres« . Cinq immortels montés sur des chèvres ont offert aux paysans de la région les premières pousses de riz, fondant ainsi Canton. Un journal local se nomme d’ailleurs « Yangcheng Wanbao« , qui signifie le « Journal du soir de la ville des Chèvres ».

Une ville pleine d’histoire

La ville est créée en 214 avant Jésus Christ, lorsque l’armée du premier empereur de Chine, Qin Shi Huangdi, y établi son commandement. La ville prend alors le nom de « Panyu« , à cause des deux collines voisines.

Temple ancestral de Canton

Temple ancestral de Canton

Ce n’est qu’entre 220 et 208 av. J.-C. lors de la période des Trois Royaumes, que le nom « Canton » apparaît. La cité devint un important port de commerce avec les mers du Sud, à l’époque la ville abritait plus de 200.000 habitants dont des marchands Perses, Hindous et Arabes.

Vers 1514, les Portugais arrivent et officialisent le patronyme de « Canton » à la ville. Quelques années plus tard, les Ming (1368-1644) restreignent la politique commerciale du port, pour que cesse la contrebande et les pillages des pirates. Entre 1747 et 1842, le port devint l’unique lien entre l’Occident et la Chine.

La première guerre de l’Opium (1840-1842) débute quand Lin Zexu saisit 20.000 caisses d’Opium et il chasse les trafiquants britanniques de Canton. Cet acte entraîne l’intervention militaire de la Grande Bretagne et la mise en place du Traité de Nankin, stipulant l’ouverture du port de Canton aux importations d’Opium et la cessation de Hong Kong au Royaume-Uni.
En dépit de l’ouverture du port, les étrangers ne pouvaient  plus accéder à la ville. C’est en 1859 que les occidentaux sont autorisés à s’installer sur l’île de Shamain, après la seconde guerre de l’Opium.

Le 11 avril 1911, Sun Yat Sen prépare un second soulèvement contre le palais du gouverneur mandchou, et six mois plus tard, la dynastie Qing est renversée. Canton devint le cœur du mouvement républicain et le quartier général du Guomingdang. La modernisation apparut vers 1920, les fortifications furent détruites et les « bateaux de fleurs » mis en cale sèche. Ces bateaux sont des jonques amarrées les unes aux autres prés du quartier chaud de la ville.

Une économie portuaire importante

Le port de Canton gère un quart du commerce extérieur de la Chine, il est fortifié par l’avant, avec le port de Huangpu à une quinzaine de kilomètres de Canton. L’économie de la ville se base sur les raffineries de sucre, l’industrie textile, les papeteries, les cimentières, les manufactures d’engrais, les usines d’automobiles ainsi que le secteur scientifique avec la chimie et les machines-outils.

La ville est principalement commerciale. Raison pour laquelle, deux fois par an, une grande foire internationale du commerce s’organise dans la parc des expositions, depuis 1957. En plus du commerce, la ville possède  un marché agricole prospère avec  la culture de céréales et de  fruits, ainsi qu’un centre artisanal important.

Appelé l’atelier du monde, Canton accueille de nombreuses firmes japonaises et taïwanaises, car elles exploitent la main-d’œuvre bon marché de la province, le Guangdong. Cependant, la province possède un atout, celui d’être le laboratoire de la restructuration de l’économie chinoise, qui passe par « la montée en gamme de l’industrie« , explique Jacques Mistral, directeur des études économiques à l’IFRI (Institut français des relations internationales).

Les entreprises logées à Canton, où dans les alentours, comme Huawei ou ZTE, sont des leaders mondiaux des télécommunications. Ce statut redore le blason de Canton, mais les inégalités restent importantes.

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