Le nombre de personne ne cesse d’augmenter, confirmant le vieillissement de la population. Le manque de lit et de ressource pousse certains à l’illégalité. Un gang de retraité vient d’être arrêté pour agression.

La Chine est désormais une « société vieillissante » car la part de la population âgée de 60 ans ou plus représente plus de 10% du total.

Le pays comptait fin 2016 plus de 230,8 millions de personnes âgées de 60 ans où plus, soit 16,7% de la population totale, selon le ministère des Affaires civiles. Sur ces 230,8 millions d’habitants, 150,03 millions ont 65 ans ou plus, soit 10,8% de la population totale, précise un rapport publié par le ministère.

Le pays comptait 140’000 maisons de retraite équipées d’un total de plus de 7,3 millions de lits fin 2016, soit une hausse respective de 20,7% et de 8,6% en glissement annuel. Cependant, les structures manquent dans le pays, car il n’y a que 31,6 lits pour 1 000 personnes âgées.

Insolite : un gang de retraités arrêtés

Plusieurs membres d’un gang de retraitées de la ville de Shangqiu ont été condamnés jusqu’à 11 ans de prison ferme, pour avoir fait régner la terreur dans la ville. Les retraités allaient jusqu’à déchirer leurs vêtements pour accuser leurs victimes. Quatorze d’entre elles ont été condamné de peines de prison allant jusqu’à 11 ans ferme.

Le gang a été condamné pour avoir « organisé, dirigé et participé à une association de malfaiteurs et pour leur comportement provocateur« , a indiqué le quotidien Xinjingbao (« Les Nouvelles de Pékin« ).

Une trentaine de femmes, d’une moyenne d’âge de 50 ans, faisaient partie de ce gang, dont beaucoup se sont rencontrées en dansant dans les parcs. Certains d’entre eux ont indiqué que cette activité leur permettait de rompre la solitude et de passer le temps.

Depuis 2013, les accusées, recrutées par un promoteur immobilier et par des entreprises créancières, usaient de la force pour récupérer les dettes ou expulser les habitants afin de laisser la place à de nouveaux logements.

Pour intimider les habitants, les retraités insultaient les victimes en hurlant dans un mégaphone, ou leur cracher dessus. Les femmes qui résistaient se faisaient arracher leurs vêtements. Parfois, les agresseurs déchiraient leurs propres affaires pour faire croire à un viol quand leur victime était un homme, raconte le journal.