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La Chine, au vert et au propre

La Chine, au vert et au propre

Face à une pollution persistante, le gouvernement met les bouchées double pour lutter contre les effets du réchauffement climatique, devenant un pionnier sur la scène internationale.

Devant l’Assemblée nationale populaire, au début du mois, le Premier ministre Li Keqiang a prévu une croissance de 6,5 % en 2017 et promis une baisse de la production de houille de 150 millions de tonnes.

Il s’agit d’un élément utilisé par l’industrie sidérurgique, la cimenterie, et l’industrie chimique, la houille est aussi brûlée dans les centrales thermiques afin d’alimenter en électricité les fabriques de biens de consommation.

Parallèlement, il est prévu de diminuer la part du charbon dans le mix énergétique de 64% à moins de 58% d’ici 2020. Ces chiffres montrent que le gouvernement pourrait respecter son engagement de limitation d’émissions de gaz à effets de serre pris durant la COP 21 de décembre 2015 à Paris.

Ce chiffre devrait être atteint grâce à des investissements massifs dans le nucléaire et dans le secteur des énergies renouvelables, à hauteur de 361 milliards de dollars (339,34 milliards d’euros). Ce seul secteur devrait créer 13 millions d’emplois.

La Chine est devenu le premier producteur mondial d’énergie solaire en 2016, dont une grande parti est exportée. De plus, l’éolien, le solaire, la biomasse et l’hydroélectricité représente entre 15% et 20% de la production d’électricité du territoire.

Premier pollueur au monde, la Chine est devenue un fer de lance de l’énergie propre et de la lutte contre le charbon. Selon un rapport réalisé par Greenpeace, CoalSwarm, un réseau de chercheurs spécialisés, et Sierra Club, organisation américaine de défense de l’environnement, la Chine a engagé un revirement en privilégiant d’autres sources d’énergie.

Selon les chiffres de ces trois organisations, le nombre de projets en phase de pré-construction a baissé de 48% en 2016, les démarrages de nouveaux projets de 62% et le nombre de nouveaux permis délivrés de 85%.

Désormais, Beijing est confortée par les prises de position du président américain, Donald Trump, de supprimer ou suspendre les réglementations environnementales adoptées par Barack Obama.

En effet, cette nouvelle politique permet à la Chine de jouer un rôle moteur, et peut être même un modèle, dans la lutte contre le réchauffement climatique et la mise en place d’une politique environnementale complète et satisfaisante d’un point de vue économique et environnemental.

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