Le produit intérieur brut (PIB) au 2ème trimestre 2017 a progressé de 6,9 %, un résultat légèrement supérieur aux attentes des analystes et identique à celui du 1er trimestre.

L’objectif officiel de croissance, fixé à 6,5%, devrait être atteint pour l’année 2017, grâce à une relance du commerce international et à la demande extérieure. La demande interne se maintient, en raison de la hausse des ventes de détail.

Malgré des indicateurs à la hausse, « ce qu’il est important de noter, c’est que tout cela est fortement soutenu par le crédit et l’investissement« , car en dehors des discours, « il n’y a donc pas de changement dans le modèle de croissance chinois« , a expliqué Christopher Balding, professeur à l’école de commerce HSBC à Shenzhen, à l’agence Bloomberg.

L’économie reste stable au 2nd trimestre 2017

Depuis des années, le gouvernement soutient son économie à travers des plans de relance monétaires et budgétaires, faisant grimper l’endettement du pays. De plus, en facilitant l’accès au crédit pour soutenir l’économie, le gouvernement a généré une bulle spéculative, particulièrement dans l’immobilier. Les entreprises publiques et les autorités locales ont alors renfloué à fonds perdus des usines déficitaires.

La dette totale (ménages, entreprises non financières, Etat et collectivités) dépasse désormais les 250% du PIB, contre 151% fin 2006. Pour certains experts, « le récent serrage de vis contre les risques financiers a entraîné un ralentissement de la hausse du crédit, ce qui va peser sur l’économie au deuxième semestre« , a indiqué Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.

L’agence de notation Fitch Ratings a indiqué que cette dette croissante pourrait provoquer un « choc économique et financier« , tout en conservant malgré tout la note A+ du pays, avec une perspective stable.

« Le resserrement en cours de la politique monétaire pourrait voir tomber l’an prochain la croissance à 5,9%« , a averti Fitch Ratings. En mai, l’agence Moody’s avait abaissé sa note pour la première fois depuis 28 ans, en raison des risques d’augmentation de la dette.

De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) avait en avril reproché à Beijing de privilégier la croissance à court terme au détriment de l’assainissement de son système financier. Pour rassurer tout le monde, le président Xi Jinping a promis de lutter contre les risques systémiques.