Au village Koun Fao, le 29 avril, pendant qu’un tournoi de football a lieu entre les étudiants de l’Institut Confucius et les enseignant du lycée local sur le terrain, le Prof. Liu Yunsheng, directeur de l’Institut, a raconté sous un arbre à côté, la culture du Taïchi.

Cette culture s’oppose et se complète en même temps à la Médecine Philosophique Chinoise, aux arts martiaux, et sans oublier à une déduction à la culture de l’harmonie philosophique à travers cette culture du Taïchi.

Au même moment sur la pelouse du terrain, des étudiants d’arts martiaux de l’Institut font une démonstration,  avec la participation totale des jeunes du village. Un parallèle se met en place, d’un côté, l’apprentissage des arts martiaux, et de l’autre, Liu Yunsheng faisant passé un massage de paix aux villageois.

Non loin, un groupe de villageois chante le « kung-fu chinois« , une chanson populaire chinoise,  avec les enseignants chinois et ses étudiants.

Une autre chanson « je ne bois plus » interprétée par les enseignants de l’institut a surprit et enjoué les ivoiriens. Tous se sont amusés ensemble dans la joie et la bonne humeur, pour un moment de partage et d’échange.  Et enfin un cours de chanson a été enseigné au lycée du village.

Deux séances de dialogue ont été organisés, devant les chefs de village, permettant aux étudiants et professeurs de l’institut de prendre connaissance de tradition enrichissante et de l’administration toute en sagesse de ce village matriarcal.

La visite a permit à la délégation de comprendre les rouages de la bonne gouvernance passée du village, à travers notamment la canne. Celle-ci avait à sa tête  un petit éléphant, symbole de l’influence du roi, à travers laquelle l’histoire raconte l’ouverture de la route par un éléphant dans la forêt durant la migration de leur ancêtre, depuis le Ghana.

Cette histoire conforte la sagesse de Lao Tseu : « Devant une bonne action à l’instar de l’éléphant, le peuple le suivra ». Cela s’associe également à la notion chinoise de « au service du peuple »…

La découverte de la tradition ancestrale chinoise et ivoirienne par l’Institut nous offrent une occasion de nous retrouver sur une même scène partagée. C’est vraiment un destin commun de l’humanité qui est à partager.

Pour Serge, étudiant à l’Institut Confucius, cette visite a été « un plaisir et une joie dans la découverte de la culture, de notre culture ». Globalement, ce voyage d’échange culturel dans le grand Est (La Cour Royal d’Abengourou ) a été « un moment très enrichissant en culture et philosophie Akan ».