Jean Marie Aboganena, PDG ABUDER, a expliqué les raisons de ces JEICAC et les enjeux de la coopération entre la Chine et le Cameroun. (JEICAC Plaquette)

L’information, ou cette affirmation (Pourquoi nous devons aller en Chine, ndlr)  d’un diplomate africain en poste à Yaoundé est passée inaperçue pour nombre de compatriotes – observateurs ou non – de la scène politico-économique de notre pays.

Jalel Snoussi, ambassadeur de Tunisie à Yaoundé, puisqu’il s’agit de lui, déclarait sans sourciller, que les hommes d’affaires camerounais ne voyagent pas beaucoup. Cette vérité, a certainement fait l’effet d’un électrochoc pour plus d’un patriote dont l’auteur de ces lignes, Jean Marie Aboganena.

Bon Dieu! comment des opérateurs économiques qui ambitionnent d’accompagner leur gouvernement vers l’émergence et donc l’industrialisation de leur pays peuvent-ils s’enfermer autant au point de susciter cette déclaration du tunisien ?

Ce n’est pas tout. Depuis des temps déjà, des pays tels que la Turquie, la Cote d’Ivoire, et autre Tunisie organisent des activités de promotion de leurs différentes économies au Cameroun avec leurs ambassades respectives. Mais rarement le Cameroun. Pourtant, la diplomatie est désormais et essentiellement économique.

Les journées économiques, commerciales et industrielles du Cameroun en Chine voudraient contribuer à inverser cette tendance. C’est aussi, la manifestation d’une volonté politique clairement exprimée par le Chef de l’état, S.E. Paul BIYA de voir son pays aller à la conquête des savoirs, des savoir-faire et du modèle asiatique de plus en plus séduisants, percutants et conquérants.

Il s’agit d’un moment fort approprié pour les politiques et les créateurs de richesses d’aller capter, l’instant de quelques jours, les intrants majeurs d’un processus actionnel dynamique qui doit tirer notre pays vers l’émergence tant voulue, espérée et attendue par tout un peuple.

La Chine peut être ce catalyseur dont nous avons besoin : c’est pourquoi nous devons massivement participer aux JEICAC avec tout ce que notre pays compte comme atouts économiques, commerciaux et industriels. La Chine dans tous ses strates économiques est présente sur le territoire camerounais : petit commerce, vente en gros et détail, agriculture, apiculture, médecine, bâtiment et travaux publics, import-export, exploitation forestière et minerais.

La Chine est omniprésente et impose son modèle de déploiement économique sur le sol camerounais. Nous regardons tout cela médusés, oubliant que dans ce monde devenu un village planétaire, les barrières économiques et linguistiques tombent. La conquête des espaces commerciaux et des marchés nouveaux sont la démarche que nous devons internaliser dans nos politiques de développement.

Les JEICAC (JEICAC Plaquette) se veulent donc, le ressort, le déclencheur de l’appropriation des savoir-faire chinois notamment la découverte, l’échange et l’action vers des transferts de technologie. C’est aussi, pour susciter l’intérêt, et motiver les entreprises chinoises à s’installer au Cameroun, au sein du complexe industrialo-portuaire de Kribi, zone par excellence de notre renaissance industrielle.

Il faut doter ce complexe d’industries de pointe animées par des Camerounais, des Chinois et autres entrepreneurs du monde. Tel est l’objectif des JEICAC. Le Commissariat à l’organisation entend préparer le terrain afin que les opérateurs économiques désireux de participer aux JEICAC 2017 trouvent là un champ d’expression remarquable pour traduire concrètement leurs ambitions de se projeter en avant.

Nous entendons mobiliser tous les milieux d’affaires chinois : chambres patronales, institutions de financement, industriels et décideurs et les entreprises de tous bords.

Vous trouverez le monde économique, commercial et industriel chinois prêt évidemment, pour la rencontre avec le monde économique, commercial et industriel camerounais, pour des JEICAC porteuses d’affaires.