Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé sa prévision de croissance pour 2017, pour la troisième fois en un an. La croissance est désormais portée à 6,7% en raison « de la politique de soutien, en particulier de l’expansion du crédit et de l’investissement public ».

En avril, le FMI avait déjà relevé sa prévision pour 2017 à 6,6% par rapport au chiffre de 6,5% annoncé en janvier qui était lui-même 0,3 point de pourcentage au-dessus de la précédente prévision.

L’année 2017 sera économiquement « la plus difficile »

Ainsi, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Chine a dépassé les attentes des experts. Celui-ci s’est situé au 1er trimestre à 6,9% en rythme annuel, bien au-dessus de l’objectif fixé par Beijing, d’environ 6,5% en moyenne sur l’année.

Désormais, les experts du fonds s’attendent à 6,4% de croissance en moyenne sur la période 2018-2020, contre une croissance de 6,2% l’année prochaine, comme estimé en avril.

Le FMI a par ailleurs recommandé à Beijing d’adopter une politique monétaire moins accommodante et d’accélérer le rythme des réformes afin de préparer son économie à une croissance plus durable. Il a également été conseillé d’accélérer la transition des investissements vers la consommation, d’accroître le rôle des forces du marché et d’appliquer un dosage de politiques plus durables.

Pour David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI, la Chine possède « le potentiel pour maintenir avec certitude une forte croissance à moyen terme », alors qu’elle continue « sa transition vers une voie de croissance plus durable, tout en faisant avancer ses réformes », ont souligné les médias chinois, citant le communiqué du FMI.

Suite à l’examen annuel du FMI de l’Article IV sur l’économie chinoise, David Lipton a indiqué que « l‘importance, absolument essentielle, accordée récemment aux risques liés au secteur financier doit être maintenue, même si elle implique certaines tensions financières et une croissance plus faible« , a déclaré le directeur général adjoint du FMI,.

La Chine doit s’assurer que « lorsque des crédits sont octroyés, ils financent une activité économique utile, qui soutiendra la croissance et permettra d’assurer le service de la dette sans difficulté« , a-t-il ajouté.