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La Chine met à flot son propre porte-avion

La Chine met à flot son propre porte-avion

La Marine chinoise a mis à l’eau son second porte-avions, conçu intégralement par la Chine. Cette première met en avant la volonté de Beijing de perfectionner son armement et d’être complètement autonome.

Mis à flot aux chantiers navals de Dalian, il s’agit du deuxième porte-avions du pays, après le Liaoning, issu d’un bâtiment inachevé vendu par l’ancienne Union soviétique, et mis en service dans la marine de l’Armée populaire de Libération en 2012.

Juliette Genevaz, spécialiste de la Chine à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire française, a expliqué à l’Agence France Presse, que « la construction d’un premier porte-avions indigène en Chine est sans nul doute un événement historique puisqu’elle hisse la Chine au rang des quelques puissances militaires mondiales en mesure de le faire, aux côtés des Etats-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie et de l’Espagne ». 

L’armée a démarré la construction de ce deuxième porte-avions en novembre 2013, et la construction du dock a commencé en mars 2015. Auourd’hui, la structure principale du porte-avions a été achevée et les équipements des systèmes majeurs ont été installés.

« La mise à l’eau de ce porte-avions marque les progrès de la Chine dans la conception et la construction d’un porte-avions national. Après le lancement, le débogage des équipements, l’armement et les essais complets d’amarrage seront effectués sur le nouveau porte-avions », a indiqué Fan Changlong, vice-président de la Commission militaire centrale, lors de la cérémonie de lancement, en présence des dirigeants de la marine de l’APL et de la CSIC.

Le CNS Liaoning, qui a été reconstruit à partir d’un ancien bâtiment soviétique, le Varyag (de la classe Amiral Kouznetsov), est surtout utilisé pour les missions d’entraînement et de recherche.

Le navire sera à propulsion conventionnelle, et non nucléaire, et transportera notamment des Shenyang J-15, un avion de combat de l’aéronavale, a précisé le ministère de la Défense en décembre 2015.

Sébastien Colin, chercheur au Centre d’études français sur la Chine contemporaine (CEFC) à Hongkong et spécialiste de la politique maritime chinoise, a expliqué au quotidien Le Monde, que « que cela soit un véritable tournant, c’était attendu et annoncé ». 

« Il s’agit certes d’une étape importante, montrant que les projets mis en place dans les années 1990 et 2000 sont aujourd’hui en cours de concrétisation. Mais sur le plan de la technologie ou de la puissance, c’est une progression et non pas un tournant majeur », a indiqué le chercheur.

La Chine s’approchera des avancées américaines en matière de porte-avion avec « le troisième porte-avions chinois en cours de construction, qui devrait disposer d’un système de catapultage. Mais il faudra encore plusieurs décennies pour que la Chine atteigne le niveau des porte-avions américains d’aujourd’hui », a assuré Sébastien Collin.

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