L’an dernier, le gouvernement avait annoncé son intention de lancer son propre marché national du carbone, basé sur des échanges de quotas d’émission de dioxyde de carbone (CO2).

Appelé « cap and trade », les entreprises ne doivent pas dépasser un certain plafond pour leurs émissions totales de CO², qui se traduit par des quotas correspondant à ce plafond. À la fin de chaque année, les entreprises concernées sont tenues de restituer un nombre de quotas équivalent à leurs émissions réelles, où elles peuvent éhanger sur le marché d’échange de quotas de Co².

Ainsi, une entreprise qui émet plus que le maximum qui lui est alloué peut se procurer les quotas manquants auprès d’autres entreprises, ayant peu polluées.  Les enjeux de ce systèmes est  environnemental.

Les objectifs sont de limiter la hausse moyenne de la température mondiale et d’instaurer une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais il s’agit surtout d’un outil permettant aux entreprises privées et publiques de s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le gouvernement vient d’annoncer le lancement « au plus tôt » en novembre de son propre marché national d’émissions de carbone. Dans le cadre des engagements pris pour conclure l’Accord de Paris (2015) sur la lutte contre le réchauffement climatique mondial, Beijing tient à procéder au lancement d’un marché d’échange des émissions de CO² cette année.

Sept plate-forme régionales pilotes d’échanges d’émissions de carbone avaient été lancées, obligeant les entreprises à acheter des permis pour couvrir leurs émissions. Ce marché devait à l’origine être lancé au cours du premier semestre 2017, mais les régulateurs ont fait face à des problèmes en matière de données et de transparence dans certains secteurs industriels.

Toutefois, le gouvernement va désigner 10 000 entreprises à travers le pays qui se verront attribuer des quotas d’émission de CO². Malgré la bonne volonté affichée par les autorités, certaines entreprises craignent que les coûts engendrés par la réduction de CO² nuisent à leur capacité d’investissement en R&D, nouveau cheval de bataille du président Xi Jinping.

La Commission nationale de la réforme et du développement a publié un rapport, en 2016, dans lequel elle pointe qu’en 2015, les échanges réalisés dans le cadre des projets pilotes engagés par la Chine ont atteint 40 millions de tonnes de CO² pour un montant d’1 million de yuans (130 000 euros).