Face à la mise en place d’un quota de véhicules propres par Beijing, les constructeurs étrangers tentent de vendre un maximum de voitures électriques en Chine, premier marché automobile au monde.

Au Salon de Shanghai, les modèles hybrides et électriques sont nombreux. D’après David Schoch, président Asie-Pacifique du groupe américain, « d’ici 2025, 70% des modèles de notre gamme en Chine seront disponibles avec l’électrification en option« .

En effet, les ventes chinoises de véhicules « à énergie nouvelle » ont augmenté de 53% en 2016, grâce aux primes gouvernementales et aux facilités d’immatriculation instaurés. Des subventions que le gouvernement tient désormais à réduire en instaurant ce nouveau système de quota.

D’ailleurs, David Schoch a admit auprès de l’Agence France Presse que « le marché de l’électrique reste porté par les autorités« , mais aussi poussé par Beijing, souhaitant lutter contre la pollution atmosphérique.

Pour cela, le gouvernement veut obliger les constructeurs à produire des véhicules plus écologiques. Un projet publié en septembre 2016 préconise un quota de « voitures propres » qui s’imposerait dès 2018.

Il s’agirait d’un système de crédit, où chaque véhicule vendu représenterait un certain nombre de crédits, dont le montant sera plus élevé pour les voitures électriques. Avec pour obligation pour un constructeur d’accumuler 8% de crédits « véhicules verts » sur le total de ses ventes. Ce système remplacera en partie les rabais que le gouvernement a offert en 2016 et qui ont gonflé de 15% le marché de l’électrique dans le pays.

Le marché chinois de l’automobile est dominé par des constructeurs locaux, dont le pionnier du secteur, BYD a écoulé 96 000 véhicules électriques en 2016. Pour le président de BYD, « la dynamique vers l’électrification est irréversible« , car les économies d’échelle en production permettront « des prix plus abordables« .

D’ailleurs, une bonne partie de l’offre de voitures électriques se montent à 250’000 yuans (33’900 €) avant subventions, mais pour des modèles de très faible autonomie. « Il n’y a pratiquement aucun acheteur au-delà de ce prix« , a indiqué Hubertus Troska, président de Mercedes Chine.