Un consortium chinois va racheter l’activité de préservatifs du groupe australien Ansell, numéro 2 mondial du marché, en raison de la hausse de la demande en Chine.

Ansell a précisé jeudi qu’il allait recevoir 600 millions de dollars (534 millions d’euros) d’un consortium composé de Humanwell Healthcare Group et CITIC Capital China Partners. Numéro 2 du secteur en Chine, derrière le britannique Reckitt Benckiser et sa marque Durex, Ansell détient, entre autre, la marque de préservatifs Jissbon, dont la prononciation en chinois ressemble à celle de « James Bond ».

Les marques étrangères sont préférées après plusieurs scandales impliquant des produits locaux bon marché. En effet, des usines clandestines ont produit des préservatifs, trop fin et avec peu de lubrifiant, suscitant la colère des autorité de plusieurs pays, dont la Belgique, le Ghana, l’Italie, mais aussi de certaines provinces chinoises.

Cette contrefaçon provient en grande partie de la volonté du gouvernement, dès 2009, de relancer l’industrie du préservatif, en produisant près de 6 milliards de préservatifs par an, pour répondre à la demande de l’époque. En effet, la question de la sexualité est de moins en moins taboue et l’éducation sexuelle est désormais prise en compte.

D’ailleurs, selon le cabinet Transparency Market Research, le marché des préservatifs devrait augmenter de 12% par an sur la période 2016-2024, malgré la fin de la politique de l’enfant unique, pour atteindre 5 milliards de dollars américains (4,45 milliards d’euros), contre 1,8 milliard en 2015.

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