Jim Mattis, secrétaire américain à la Défense, a dénoncé les actions de la Corée du Nord, dont le programme nucléaire militaire est « une menace pour nous tous« , ajoutant qu’il est « par conséquent impératif que nous fassions tous notre part pour soutenir notre objectif commun de dénucléarisation de la péninsule coréenne« , a-t-il déclaré lors d’un sommet sur la sécurité à Singapour.

Ce dernier a indiqué qu’il y a « un consensus international fort que la situation actuelle ne peut pas continuer« , assurant également que « l’administration Trump est encouragée par l’engagement renouvelé de la Chine à travailler avec la communauté internationale vers la dénucléarisation » de la péninsule ».

Cette alliance sino-américaine inquiètent les alliés asiatiques des Etats-Unis, qui sont en plein conflit territorial avec la Chine. Une dispute qui pourraient selon eux être sacrifié pour régler le dossier nord-coréen.  Cependant, pour rassurer ses alliés, Jim Mattis  a vivement critiqué le programme chinois de revendication de la quasi-totalité de la mer de Chine. Il a pointé du doigt le « mépris » de la Chine pour ses voisins et « son dédain du droit international », avec son programme de « militarisation » de la mer de Chine.

Ce dernier a également dénoncé « l’ampleur et les effets » des travaux entrepris ces dernières années par l’armée chinoise pour construire et renforcer des îles ou îlots artificiels, sur lesquels des infrastructures ont été installées.

« Nous allons devoir travailler ensemble », a-t-il assuré, ajoutant qu’il y a pas « de place pour pousser à des approches contradictoires ». Un moyen pour presser les pays impliqués, comme le Vietnam, les Philippines et la Malaisie, à rechercher des solutions par le dialogue.

Toutefois, ces pays membres de l’ASEAN, évoquent souvent la présence de la Chine en mer de Chine, sans pour autant la dénoncer et la majorité d’entre eux ne tient pas à faire de pression sur l’Empire du milieu, avec qui d’importants accords économiques et commerciaux ont été signé dans le cadre de « La Ceinture et la Route ».

Alors que fin mai, Washington avait suscité la colère de Beijing en envoyant un bâtiment de la marine américaine, « à moins de 12 milles nautiques » du récif de Mischief, appelé Yongshu en chinois, faisant partie de l’archipel des Spratleys en mer de Chine méridionale. L’opération visait, selon Washington, à défendre la « liberté de navigation » dans ces eaux contestées.