Le 30 mars, la Chine a approuvé les changements apportés à la législature de Hong Kong qui réduiront la proportion de représentants directement élus de 35 sièges sur 70 à seulement 20 sièges sur 90.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

Cette décision est un autre coup dur pour les dernières organisations démocratiques de Hong Kong et pour une frange de la population qui souhaitait plus de liberté politique.

En vertu de la nouvelle loi, les entreprises et les groupes professionnels pro-Chine choisiront toujours 30 sièges – les soi-disant circonscriptions fonctionnelles – tandis qu’un comité électoral nommé par le gouvernement choisira 40 sièges.

En plus de cela, le même comité électoral sélectionnera tous les candidats, rendant même les 20 sièges élus au suffrage direct susceptibles d’être remplis de fonctionnaires «patriotiques».

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Le Conseil législatif actuel de Hong Kong a approuvé les changements engagés par la Chine. Le LegCo a perdu son opposition effective en novembre 2020, lorsque des membres pro-démocratie ont démissionné en masse pour protester contre l’expulsion de certains de leurs collègues en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale.

De plus, la tenue de primaires pour les partis pro-démocratie est désormais considérée comme une violation de la loi, selon la nouvelle législation instaurée à Hong Kong.

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Établie avant que la dernière administration britannique ne quitte Hong Kong en 1997, les libertés à Hong Kong étaient toujours imparfaite, mais les hongkongais l’appréciaient. Les campagnes électorales ont souvent donné lieu à des reproches persistant contre la Chine.

A Hong Kong, le choc, causé par la victoire des démocrates lors de l’élection locale de 2019 et par le mouvement de protestation dirigé par les jeunes de Hong Kong, a été si fort que la Chine semble déterminée à ne plus jamais souffrir d’un tel embarras.

Le découragement et la méfiance des hongkongais à l’égard de leur gouvernement semblent maintenant élevés, bien que les récents sondages ne montrent pas réellement le ressenti du public vis-à-vis de contexte actuel.

Une conséquence de la perte de confiance dans le gouvernement, les hongkongais atteignent les plus hauts niveaux de scepticisme vis-à-vis des vaccins chinois, avec seulement 39% déclarant qu’ils seraient prêts à donner une chance au gouvernement.

Une rumeur à Hong Kong atteste que la Chine impose les vaccins Sinovac et Sinopharm aux hongkongais, un sentiment qui s’est accru après que la distribution du vaccin Pfizer-BioNTech à Hong Kong a été interrompue pour des problèmes de sécurité supposés.