Le 23 janvier après-midi, l’ambassade de Chine en France avait affirmé qu’une femme présentant des symptômes inquiétants était arrivée en France en provenance de Wuhan.

Selon une déclaration du porte-parole de l’ambassade de Chine en France, une femme originaire de la ville de Wuhan, épicentre de la maladie, aurait posté sur le site de la représentation diplomatique des «informations prétendant qu’elle avait des symptômes de fièvre et de toux».

Cette femme aurait par la suite «réussi à passer le contrôle à l’aéroport et à entrer dans le territoire français», poursuit l’ambassade dans une déclaration.

«Au soir du 22 janvier, l’Ambassade a pris contact avec la personne concernée, Madame Yan, et lui a demandé d’appeler rapidement le 15, pour qu’elle soit prise en charge par les urgences», poursuit le communiqué.

Interrogée sur ce sujet à Paris, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué qu’«aucun cas douteux» n’avait était pour l’heure détecté en France.

« Il y a eu deux cas investigués qui se sont révélés négatifs et nous ne communiquerons qu’en cas de cas positifs puisque nous avons l’information en quelques heures », a-t-elle précisé, indiquant qu’il y a des hôpitaux « qui savent confiner les cas et qui suivent le cas mais aussi les sujets-contacts ».

« Les Français qui sont sur place sont en lien avec le consulat français de Wuhan et il leur est conseillé de suivre les mesures de confinement recommandées par le gouvernement chinois pour éviter une contamination », a-t-elle également déclaré.

« Le centre national de référence des coronavirus à l’institut Pasteur et, d’ici demain, un centre à Lyon, seront en mesure de faire un test-diagnostic rapide, en quelques heures. Si nous avons une suspicion de cas sur le territoire, nous pouvons savoir si la personne est malade ou atteinte d’une grippe, qui circule en parallèle », a assuré la ministre.