La Maison-Blanche a lancé une pétition pour dénoncé l’article publié le 3 février par Walter Russel Mead dans le Wall Street Journal et intitulé «La Chine est le vrai homme malade de l’Asie».

La pétition indique que « les commentaires inconscients contre des citoyens chinois innocents encouragent le racisme et engendrent des répercussions contre les minorités chinoise et asiatiques », a indiqué l’agence de presse Xinhua.

Pour le quotidien Global Times, « l’article n’est pas seulement un manifeste du sentiment profondément enraciné de l’auteur contre la Chine, mais démontre également son manque d’empathie et de compassion en tant que être humain ».

Un étudiant chinois, qui a étudié l’histoire politique et stratégique avec Walter Russel Mead au Bard College entre 2013 et 2015, a écrit à son ancien professeur pour lui expliquer que la phrase «l’homme malade de l’Asie» était une expression chargée émotionnellement pour la communauté chinoise, se référant à une expérience passée d’exclusion et de souffrances.

En effet, le Global Times écrit que l’expression ‘homme malade de l’Asie’ « n’est en aucun cas acceptable dans le monde civilisé d’aujourd’hui. L’expression est également ressentie par les Chinois, dont le pays a souffert des invasions étrangères passées. Pire encore, le sarcasme, les préjugés et les biais exprimés sont exorbitants ».

Dans son e-mail de réponse, Walter Russel Mead a expliqué que dans les médias américains, les gros titres étaient choisis par les rédacteurs en chef et non par les journalistes, et que ces derniers ne prenaient connaissance de la Une qu’après la parution du journal. «Je n’aurais pas choisi ce titre et je ne l’ai pas approuvé», a assuré ce dernier à son étudiant.

Lors d’un point presse, la porte-parole des affaires étrangères, Hue Chunying, a indiqué à Walter Russell Mead, qu’il devrait « avoir honte de ses paroles, de son arrogance, de ses préjugés et de son ignorance ».

 

P.S. Nous n’avons pas trouvé la pétition de la Maison blanche à l’heure actuelle