La Chine se prépare à investir plus de 1 billion de yuans (136 milliards d’euros) dans un programme visant à soutenir le secteur des semi-conducteurs. La Chine tient ainsi à contrer les restrictions imposées par les États-Unis pour ralentir son développement technologique, selon trois sources de l’agence de presse, Reuters.

La Chine a finalement réagit face aux réglementations américaines et aux restrictions affectant ses géants. Pékin va déployer l’un de ses dispositifs d’incitation fiscale les plus importants sur les cinq prochaines années, sous forme de subventions et de crédits d’impôt, pour soutenir la production de semi-conducteurs et la recherche scientifique en Chine.

Un plan de 136 milliards d’euros, qui, selon les sources, pourrait être mis en œuvre dès le premier trimestre 2023. La majeure partie de l’aide financière serait utilisée pour subventionner les achats d’équipements chinois par les entreprises du pays, principalement des usines de fabrication. Ces entreprises auraient droit à une subvention de 20% sur le coût des achats, ont précisé les trois sources.

Le plan de soutien fiscal intervient après que le président américain Joe Biden a signé en août un projet de loi historique prévoyant l’octroi de 52,7 milliards de dollars de subventions pour la production et la recherche de semi-conducteurs aux États-Unis, ainsi qu’un crédit d’impôt pour les usines de fabrication de puces dont la valeur est estimée à 24 milliards de dollars.

Avec ces incitations, Pékin veut renforcer le soutien aux entreprises chinoises de semi-conducteurs pour qu’elles construisent, étendent ou modernisent leurs installations nationales de fabrication, d’assemblage, de conditionnement, de recherche et de développement, ont indiqué les sources. Le plan comprend également des politiques fiscales préférentielles pour le secteur chinois des semi-conducteurs, ont précisé les sources, qui ont refusé d’être nommées car elles n’étaient pas autorisées à parler aux médias.

L’agence de presse Reuters a indiqué que le bureau d’information du Conseil des affaires d’Etat n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.