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Comprendre la Chine

La Marche des Volontaires, hymne national

La Marche des Volontaires (義勇軍進行曲) a été composée en 1934 par Nie Er sur des paroles de Tian Han. Le chant est composé par Nie Er sur des paroles de Tian Han. Elle est alors chantée, par Yuan Muzhi et Gu Menghe.

Tian Han (12 mars 1898 – 10 décembre 1968) est un écrivain de la période moderne, considéré par les historiens du théâtre comme l’un des trois fondateurs de l’art dramatique parlé en Chine. Tian Han participe au mouvement nationaliste du 4 mai 1919 dirigé contre les ambitions colonialistes de l’Empire du Japon. Dramaturge, il est le principal créateur du théâtre parlé de type occidental. Il a écrit à la demande de Zhou Enlai une pièce de théâtre pour justifier la présence de la Chine au Tibet, pièce intitulée Princesse Wencheng. Pendant la Révolution culturelle, Tian Han est emprisonné et décède en prison.

Nie Er (14 février 1912 – 17 juillet 1935) est un compositeur, ayant prit ne surnom dans dr nombreux magazines de Shanghai, de « George Njal« . En 1932, il prend part au groupe « Amis de la Société de l’Union Soviétique« , et organise le « Groupe de Recherche sur la Musique Contemporaine Chinoise« . En 1933, Nie Er devient membre du Parti communiste chinois. En juin 1935, il se noie alors qu’il était en train de nager, au Japon. Certains suspectent un assassinat perpétré par les radicaux japonais d’extrême droite ou les nationalistes chinois car il était au Japon pour les fuir.

La Marche des Volontaires est, à l’origine, le générique du film les Enfants de Chine (Sons and Daughters in a Time of Storm ou encore « Children of Troubled times« ). Ce film évoque la seconde guerre sino-japonaise, qui dura de 1937 à 1945, et débuta suite à l’invasion de la partie orientale de la Chine par l’Armée impériale japonaise.

Le 27 septembre 1949, La Marche des Volontaires devient l’hymne national provisoire du pays, car elle faisait allusion à un moment historique de la Chine et dégageait une énergie reflétant les traditions révolutionnaires, depuis la fin de la dynastie Qing.

Mais, pendant la Révolution culturelle (18 août 1966 – 27 janvier 1968), Tian Han est accusé d’être antirévolutionnaire, torturé et malade, il décède en prison. L’hymne ne pouvait plus être chanté, mis juste joué.

Le 5 mars 1978, les paroles sont modifiées, mais, beaucoup de monde veut les paroles originales. Le 4 décembre 1982, La Marche des Volontaires retrouve ses paroles originale et est proclamée hymne national officiel de la République Populaire de Chine.

En 2004, La Marche des Volontaires est inscrit dans la constitution chinoise. En octobre 2017, la Loi sur l’hymne national est mise en vigueur, pour assurer l’utilisation appropriée de la chanson.

L’hymne sera autorisé lors des rassemblements politiques officiels, y compris l’ouverture et la clôture des sessions de l’Assemblée populaire nationale, les cérémonies de prestation de serment constitutionnelles, les cérémonies de lever du drapeau, les célébrations majeures, les cérémonies de remise de prix, les commémorations, les événements lors d’une journée nationale de commémoration, les occasions diplomatiques importantes, les événements sportifs majeurs et d’autres circonstances appropriées, selon la loi.

Il est illégal désormais d’utiliser l’hymne national lors de funérailles, à l’occasion d’événements privés « inappropriés », lors d’opérations commerciales, ou comme musique de fond dans des lieux publics.

D’après la loi, les contrevenants, modifiant les paroles ou interprètant ou chantant l’hymne national de façon déformée ou irrespectueuse, peuvent être placés en détention pour une durée maximale de 15 jours ou tenus pénalement responsables.

L’hymne national doit figurer dans les manuels scolaires des élèves des écoles primaires et secondaires, et les chinois sont encouragés à chanter l’hymne lors des occasions appropriées afin de manifester leur patriotisme.

LES PAROLES :

起来!不愿做奴隶的人们,
把我们的血肉筑成我们新的长城。
中华民族到了最危险的时候,
每个人被迫者发出最后的吼声。
起来!起来!起来!
我们万众一心,
冒着敌人的炮火,
前进!
冒着敌人的炮火,
前进!前进!前进!进!

Qǐlai! Bùyuàn zuò núlì de rénmen!
Bǎ wǒmen de xuèròu, zhúchéng wǒmen xīn de chángchéng!
Zhōnghuá mínzú dàoliao zuì wēixiǎn de shíhou.
Měi ge rén bèipòzhe fāchū zuìhòu de hǒushēng.
Qǐlai! Qǐlai! Qǐlai!
Wǒmen wànzhòngyīxīn,
Màozhe dírén de pàohuǒ, qiánjìn!
Màozhe dírén de pàohuǒ, qiánjìn!
Qiánjìn! Qiánjìn! Jìn!

Debout !
Nous qui refusons l’esclavage !
Avec notre chair et notre sang, soyons une Grande Muraille !
La nation chinoise est en grand danger.
De chaque poitrine jaillit le cri :
Debout ! Debout ! Debout !
Nous, millions d’hommes d’un même cœur,
Bravons le feu de l’ennemi, en avant !
Bravons le feu de l’ennemi, en avant !
En avant ! En avant ! En avant !

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