jeudi, juillet 25

Le Parlement hongkongais s’est réunit sans l’opposition démocrate

Le Conseil législatif (LegCo), Parlement de Hong Kong, s’est réuni le 12 novembre sans élu pro-démocratie, qui ont tous démissionné la veille.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

Le Parlement s’est ainsi transformé en un rassemblement de députés acquis à la cause de Beijing, tandis que la Chine rejetait les critiques en provenance de l’Occident.

Lire aussi : À Hong Kong, le gouvernement local peut destituer des députés

Les 15 députés pro-démocratie ont décidé de démissionner pour protester contre l’éviction de quatre de leurs collègues, dans la foulée d’une résolution prise par le parlement chinois, qui permet de révoquer tout législateur considéré comme une menace pour la sécurité nationale, sans même passer devant un tribunal. LIENS

« Hongkongais, préparez-vous à une longue, longue période où une seule voix se fera entendre au sein de la société« , a déclaré le parlementaire pro-démocratie Lam Cheuk-ting, devant les journalistes rassemblés près du LegCo. « Si vous êtes un dissident, préparez-vous à davantage de pressions. »

Lire aussi : Démission de tous les députés pro-​​démocratie à Hong Kong

Le LegCo est habitué aux joutes politiques virulentes, parfois même aux échauffourées entre les camps opposés. Les pro-démocratie se servent de toutes les tactiques d’obstruction possibles pour bloquer les projets de loi qu’ils dénoncent.

Or cette fois-ci les évictions et démissions font qu’il ne demeurera plus, au sein du LegCo, que deux parlementaires n’appartenant plus au camp pro-Beijing.

En réaction, les Etats-Unis ont menacé la Chine de nouvelles sanctions pour avoir selon eux « violé de manière flagrante » l’autonomie de Hong Kong. D’ailleurs, Washington a déjà imposé des sanctions à quatre responsables supplémentaires accusés d’y avoir restreint les libertés.

Londres et Berlin ont également dénoncé les dernières mesures prises par le régime du président Xi Jinping. Des accusations que le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a rejeté, assurant qu’il s’agit d’« accusations gratuites de quelques pays ».

« Les pays étrangers n’ont aucun droit de faire des remarques irresponsables dans le but de s’ingérer » dans les affaires de Hong Kong, a-t-il martelé. Auparavant, la Chine avait critiqué la démission collective des députés d’opposition, y voyant « une farce ».

Lire aussiLa Chine dénonce les démissions de masse à Hong Kong

« Nous devons avertir sévèrement ces députés d’opposition qu’il s’agit d’une tentative mal calculée de semer la confrontation en misant sur l’ingérence de forces étrangères afin de plonger Hong Kong dans le chaos », a déclaré le Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, cité par l’agence Chine nouvelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *