Tribune de l’agence de presse Xinhua – La Chine et l’Afrique ont fait front commun dans les bons et les mauvais jours, donnant un exemple fort pour la construction d’une communauté de destin mondiale.

La 8ème Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) se réunira malgré les perturbations provoquées par la pandémie de nouveau coronavirus, démontrant la grande importance que l’Afrique et la Chine attachent au renforcement de leurs relations, ainsi qu’une confiance mutuelle profonde qui créera davantage d’occasions de collaboration entre les deux partenaires traditionnels.

Le FOCAC, depuis sa création en 2000, est devenu une importante plateforme pour le dialogue collectif et un mécanisme efficace de coopération pragmatique qui a bénéficié de manière considérable aux peuples chinois et africains tout en remodelant la coopération internationale avec l’Afrique.

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Après des années d’efforts soutenus, l’amitié sino-africaine se trouve maintenant à son plus haut niveau.

Le secret du caractère fructueux de la coopération sino-africaine a été révélé par un livre blanc intitulé « La Chine et l’Afrique dans la nouvelle ère : un partenariat d’égalité », publié le 26 novembre par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État de la Chine.

L’amitié sino-africaine, selon ce document, a été incarnée par la confiance politique mutuelle, une coopération économique en expansion rapide, une coopération montante sur le développement social, les échanges culturels et entre les peuples, ainsi qu’une coopération en expansion constante sur la paix et la sécurité.

Du point de vue économique, les statistiques montrent que la Chine est le plus grand partenaire commercial de l’Afrique depuis 2009. Le commerce sino-africain a représenté plus de 21% du commerce extérieur total de l’Afrique en 2020.

La Chine a augmenté ses importations de produits non liés aux ressources. De plus, la Chine a accordé un traitement de tarif zéro à 97% des produits taxables en provenance de 33 pays les moins développés d’Afrique.

Fin 2020, les investissements directs des entreprises chinoises en Afrique avaient dépassé 43 milliards de dollars. Plus de 3.500 entreprises chinoises opérant sur le continent ont directement et indirectement créé des millions d’emplois tandis que plus de 80% de leurs employés sont locaux.

Quant aux infrastructures, il n’est pas exagéré de dire que la participation des sociétés chinoises en la matière a profondément transformé le paysage de l’Afrique. A ce jour, presque tous les pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine ont déjà signé des accords de coopération dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route. Les projets mis en œuvre par les entreprises chinoises représentaient 31,4% du total des projets d’infrastructure sur le continent africain en 2020.

Depuis la création du FCSA, les entreprises chinoises ont utilisé divers fonds pour aider les pays africains à construire et à moderniser plus de 10.000 kilomètres de chemins de fer, près de 100.000 kilomètres d’autoroutes, près de 1.000 ponts et 100 ports, ainsi que 66.000 kilomètres de lignes de transmission et de distribution d’électricité, selon le livre blanc.

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Elles ont également aidé à construire une capacité de production installée d’électricité de 120 millions de kilowatts, un réseau de communication de base de 150.000 kilomètres et un service de réseau couvrant près de 700 millions de terminaux d’utilisateurs, ajoute le document.

En plus de la coopération fructueuse dans le domaine des infrastructures, la Chine a contribué à l’industrialisation et la diversification économique en Afrique à travers la construction des zones de coopération économique et commerciale, des zones économiques spéciales, ainsi que des parcs industriels et scientifiques.

La Chine a également partagé avec l’Afrique ses expériences et ses technologies de développement agricole, tout en aidant le continent à construire des chaînes de valeur agricoles et à promouvoir le commerce. Elle l’a aidé à combler le fossé numérique en élargissant la coopération en la matière.

Le soutien mutuel prévaut dans la nouvelle ère de la coopération sino-africaine. Du séisme dévastateur dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest) en 2008 au cyclone Idai qui a balayé le Zimbabwe, le Mozambique et le Malawi en 2019, du déclenchement de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014 à la pandémie de COVID-19 en cours, la Chine et l’Afrique ont toujours résisté côte à côte dans les moments difficiles.

Pendant les moments les plus durs de la lutte de la Chine contre la pandémie de COVID-19, les pays africains et les organisations régionales comme l’Union africaine ont fourni un soutien fort à la Chine. Après le déclenchement de la pandémie en Afrique, la Chine a immédiatement offert une assistance humanitaire, notamment du matériel médical et des vaccins dont le besoin était urgent. La semaine dernière, le bâtiment principal du siège du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), financé par la Chine, a été achevé sur le plan structurel.

Lors de la conférence à venir, la Chine et l’Afrique attendent avec impatience des discussions approfondies sur la reprise économique post-pandémique, la santé, le développement d’infrastructures et d’autres sujets.

Les deux parties devraient également développer de nouveaux moteurs de croissance tels que le e-commerce, la construction des réseaux 5G et l’économie écologique, en vue de promouvoir un développement commun de haute qualité et durable.

A l’avenir, l’espace pour une coopération mutuellement bénéfique s’élargira sûrement à mesure que la communauté de destin Chine-Afrique se renforcera.