La Chine compte vacciner 10 millions de personnes, soit environ deux tiers de la population, pour atteindre l’immunité collective.

Le Zimbabwe, a reçu le 15 février un premier lot de 200 000 vaccins contre le Covid-19, un don du fabricant chinois Sinopharm.

Les doses sont arrivées par avion à l’aéroport de Harare, après avoir voyagé à bord du seul avion du Zimbabwe en état de marche et souvent utilisé par l’ancien président Robert Mugabe pour recevoir des traitements médicaux ou passer des examens à l’étranger.

«Nous n’oublierons pas qu’en situation de besoin, la Chine a réagi rapidement», a déclaré à l’aéroport le vice-président zimbabwéen, Constantino Chiwenga, saluant un don «opportun» et «une nouvelle preuve du long lien d’amitié et de solidarité» entre la Chine et le Zimbabwe.

Les vaccins chinois devront encore être vérifiés par l’autorité locale de contrôle des médicaments avant de pouvoir être administrés.

«Le mois prochain, nous allons acquérir 600 000 doses supplémentaires auprès de la Chine et le programme se poursuivra jusqu’à atteindre l’objectif de 1,8 million de doses», a déclaré le ministre des finances, Mthuli Ncube.

La semaine dernière, la Chine a inscrit le Zimbabwe parmi les trois premiers pays africains qui recevront des doses gratuites de vaccins chinois, avec onze autres pays en développement.

La ministre de l’Information Monica Mutsvangwa a indiqué, lors d’un point de presse, que le pays recevrait également le premier lot de vaccins achetés à la Chine début mars.

Cette dernière a ajouté que le Zimbabwe avait par ailleurs acheté une quantité non spécifiée du vaccin russe Spoutnik V, tandis que l’Inde, comme la Chine, a également offert un don et une option d’achat commercial.

Le Zimbabwe souhaite participer au programme de vaccins contre le Covid-19 de l’Union africaine, a annoncé la ministre, ajoutant que « l’administration des vaccins contre le COVID-19 au Zimbabwe se fera sur une base du volontariat ».

Le gouvernement zimbabwéen a affirmé que son programme de vaccination donnerait la priorité aux professionnels de la santé de première ligne, aux personnes âgées et aux autres groupes vulnérables, prévoyant de vacciner 60% de la population pour atteindre l’immunité collective.