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Hong Kong,RÉGIONS SPÉCIALES

Les autorités hongkongaises font la chasse aux étrangers imprudents

Les étrangers sont depuis le 25 mars persona non grata à Hong Kong, hormis les résidents et ceux dont le comportement est désormais scruté.

En janvier, dès la confirmation du premier cas de Covid-19, la population locale a adopté rapidement un masque chirurgical, vieux réflexion du SRAS de 2003, qui a marqué les hongkongais. Avec le Covid-19, il des boutiques de vêtements aux salons de coiffure, nombreuses sont les entreprises ne servant que les clients munis de masques.

Pourtant, dans les quartiers d’expatriés de Sheung Wan et Mid-Levels, nombre d’entre eux sont sans masque. «A l’heure du déjeuner dans le centre, lorsque les employés de bureau de toutes les origines partent manger un morceau, le contraste entre les habitants et les étrangers est si frappant qu’il semble que les deux communautés vivent dans des univers parallèles», a écrit l’avocat Jason Ng dans une tribune publiée samedi dans le journal anglophone Hong Kong Free Press.

Certains étrangers sont réfractaires à porter un masque, jugé inutile pour ces derniers. Mais l’épidémie est devenue pandémie. Et Hong Kong fait face depuis mi-mars à une explosion des contaminations, bien que les autorités aient réussi à limiter le nombre de cas à moins de 150.

Chaque jour, des dizaines de nouveaux patients sont hospitalisés, pour la plupart des étudiants à peine rentrés de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, ou des Occidentaux venus se mettre à l’abri dans l’île lors que le coronavirus ravageait la Chine.

Face à ces réfractaires, les autorités ont multiplié les appels au port du masque. Paul Zimmerman, élu local néerlandais, a assuré qu’«il ne s’agit pas seulement de vous protéger directement contre le virus (bien que cela aide), écrit-il sur Facebook. Il s’agit aussi de rassurer les autres sur le fait qu’ils ne seront infectés ni par vous ni par aucune surface qu’ils pourraient toucher».

D’ailleurs, la colère gronde au sein de la population, le principal quotidien en langue chinoise, Apple Daily, a titré «Les Occidentaux traînent librement sans masque». A cela s’ajoute les commentaires acerbes contre «l’attitude condescendante des Gweilo» (mot argotique désignant les Blancs en cantonais) et leur «manque de respect».

Sur internet, de nombreuses photos d’étrangers dans les bars sont publiés alors que les Hongkongais se confinent depuis des semaines, accentuant l’impression que la communauté d’expatriés ne respecte pas les règles et ne prend pas au sérieux l’ampleur de l’épidémie.

Lai Kwai Fong, le quartier nocturne prisé des expatriés, a fait face à plusieurs contaminations, poussant le gouvernement à durcir les règles de sécurité. Les rassemblements de plus de quatre personnes sont désormais interdits depuis le 29 mars.

Outre le désaccord culturel sur le port du masque, les comportements imprudents des habitants qui vivent dans des logements souvent minuscules où plusieurs générations cohabitent, une promiscuité propice à la propagation de maladies infectieuses.

Les craintes d’un scénario similaire à 2003 ont refait surface, au point que la cheffe de l’exécutif local a «exhorté à réfléchir tous ceux qui voudraient violer les règles de la quarantaine ou insister pour sortir».

«Ne pouvez-vous pas attendre et vous refréner encore un peu plus longtemps?» a demandé Carrie Lam aux expatriés, avant d’implorer: «S’il vous plaît, laissez à Hong Kong une chance de remporter la bataille.»

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