De nombreuses entreprises américaines à Hong Kong interrogées par la Chambre de commerce américaine (Amcham) s’inquiètent de la nouvelle loi de sécurité nationale qui s’applique au centre financier mondial.

L’enquête a été réalisé auprès des 183 entreprises membres de la chambre présentes à Hong Kong. 15% d’entre elles ont répondu aux questions du 6 au 9 juillet. L’étude a montré que 36,6% des répondants étaient « quelque peu » préoccupés et 51% « extrêmement préoccupés » par la législation.

Plus des deux tiers des personnes interrogées étaient plus inquiètes qu’il y a un mois, lorsque les détails complets de la loi, qui est entrée en vigueur juste avant l’anniversaire du retour de Hong Kong à la Chine le 1er juillet 1997, ont été dévoilés.

Cette législation suscite un large éventail d’inquiétudes pour les entreprises américaines. La loi prévoit la mise en place d’une agence de renseignement chinoise qui opère ouvertement à Hong Kong, et donne à la police et aux agents du continent chinois de larges pouvoirs échappant au contrôle des tribunaux.

65% d’entre eux s’inquiètent de « l’ambiguïté de sa portée et de son application » et environ 61% sont préoccupés par l’indépendance du système judiciaire de Hong Kong. Environ la moitié d’entre eux étaient préoccupés par le statut de Hong Kong en tant que centre financier mondial et par l’érosion du haut degré d’autonomie, établie depuis 1997.

Parmi les mesures d’inquiétudes, certains entrepreneurs américains se préoccupent de la sécurité des données, de la fuite des talents et des mesures de rétorsion prises par d’autres gouvernements, dont les Etats-Unis.

La perspective d’extraditions vers la Chine continentale a été considérée comme un « changement de jeu » par environ 46%, 17% déclarant que ce n’était pas le cas. Environ 49% ont déclaré que la loi aurait un impact négatif sur leur entreprise, tandis que 13% environ ont déclaré qu’elle aurait un impact positif.

30% envisagent de transférer des capitaux, des actifs ou des entreprises hors de Hong Kong à moyen ou long terme, tandis que 5% disent envisager de le faire à court terme.