L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) célèbre son 20e anniversaire le 15 juin, et est devenue «une force majeure pour faciliter la réalisation d’une paix durable et d’un développement commun», a déclaré son ancien secrétaire général, Bolat Nurgaliyev.

Le Forum de l’amitié non gouvernementale de l’OCS a eu lien le 3 juin à Wuhan, sur le thème de la promotion de l’amitié entre les peuples et de la poursuite de l’esprit de Shanghai.  A cette occasion, les dirigeants des pays membres de l’OCS ont salué les progrès réalisés ces 20 dernières années.

«L’OCS n’a cessé de progresser vers le renforcement de l’amitié, du bon voisinage et de la confiance entre ses États membres depuis sa fondation il y a 20 ans», a déclaré Kabuljon Sabirov, directeur du Centre de diplomatie publique de l’OCS basé à Tachkent.

Ce dernier a indiqué que «l’un des principaux buts et objectifs de l’OCS est de promouvoir une croissance économique globale et équilibrée, ainsi que le développement social et culturel de la région par le biais d’actions conjointes fondées sur un partenariat d’égalité entre les États membres, afin d’améliorer constamment les conditions de vie des peuples».

Un avis partagé par le président chinois, Xi Jinping, qui a exprimé dans une lettre de félicitations au forum «son espoir de voir toutes les parties respecter l’esprit de Shanghai, rester fidèles aux aspirations originales de l’OCS, œuvrer ensemble, s’entraider et se soutenir mutuellement, et approfondir la coopération».

Pour l’ancien secrétaire général (2007-2009), Bolat Nurgaliyev et actuel président du conseil d’administration de l’Institut de recherche en politique étrangère, a estimé que «l’OCS, bien qu’il s’agisse d’un bloc relativement jeune, a réalisé des progrès substantiels au cours des 20 dernières années en renforçant la confiance entre ses États membres de manière efficace, fructueuse et constructive».

Composé de huit États-membres (la Chine, la Russie et quatre États d’Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan), quatre pays observateurs et six partenaires de dialogue, l’OCS couvre près de la moitié de la population mondiale et s’étend sur plus de 60% du territoire continental eurasien.

«Depuis sa conception, le bloc s’est considéré comme un acteur clé de la sauvegarde de la sécurité internationale pour faire face conjointement aux menaces et aux défis communs», a indiqué Bolat Nurgaliyev.

Ce dernier a expliqué que les membres ont travaillé et continue de travailler conjointement à lutter contre les « trois forces du mal » : le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme. «Dans le même temps, la coopération économique et commerciale ainsi que les échanges entre peuples et culturels ont également connu un développement harmonieux», a souligné le diplomate.

Ce dernier a réfuté l’idée que l’OCS serait un « OTAN de l’est », Bolat Nurgaliyev a affirmé que l’OCS s’en tient toujours à la consultation collective et à l’ouverture, tout en étant prête à coopérer tant avec l’est que l’ouest.

Il a souligné que le bloc est «galvanisé par l’esprit de Shanghai qui se caractérise par la confiance et les avantages mutuels, l’égalité, la consultation, le respect de la diversité culturelle et la poursuite d’un développement commun».

Bolat Nurgaliyev a tenu à souligner que «les idées proposées par la Chine de construire une communauté de destin pour l’humanité et l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR) ont résisté aux preuves dans le cadre de l’OCS».

Par ailleurs, selon lui, «l’ICR offre aux membres de l’OCS une chance d’exploiter le potentiel et de renforcer leur coopération, notamment dans le domaine des infrastructures. La Chine comprend mieux que son propre bien-être dépend de la réussite du développement de ses voisins. Si votre voisin a une économie plus florissante, vous pouvez en bénéficier», a souligné l’ancien secrétaire général.

« Désormais âgée de 20 ans, l’OCS effectue un parcours glorieux. Il existe un niveau très élevé de confiance et de compréhension mutuelles, et ses Etats membres sont prêts à relever ensemble les défis de l’agenda international », a-t-il mis en avant.