«La pandémie de Covid-19 fait rage dans le monde entier depuis plus d’un an, provoquant un immense traumatisme dans tous les pays», a déclaré l’ambassadeur dans un article publié dans le Giornale Diplomatico, un quotidien italien en ligne d’informations et d’opinions.

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Li Junhua a relevé le fait que la Chine et l’Italie ont activement partagé des informations et coopéré avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour rechercher l’origine du SARS-CoV-2, Covid-19.

Li Junhua a appelé tous les pays à prendre leurs responsabilités pour promouvoir le travail de traçage du Covid-19, affirmant que ces recherches devraient être menées dans le monde entier, selon les écrits cités par l’agence de presse, Xinhua.

L’ambassadeur de Chine a suggéré que tous les pays où des infections de Covid-19 ont été rapidement enregistrées s’inspirent de la Chine, qui a invité des équipes de l’OMS à faire des études de terrain, ou de l’Italie, qui a partagé des informations pour contribuer à la recherche sur l’origine du virus.

«Dès le début, la Chine a partagé des informations et des expériences sur la prévention et le contrôle épidémiques avec l’Organisation mondiale de la santé et les pays touchés», a souligné Li Junhua, ajoutant que la Chine avait été parmi les premiers à collaborer avec l’OMS sur le traçage de l’origine du coronavirus (Covid-19), et avait invité des experts internationaux en Chine à deux reprises pour qu’ils fassent des recherches à ce sujet.

La recherche de la «source» du Covid-19 «doit être menée par les États membres (de l’OMS), se baser sur des consensus et être réalisée en consultation entre l’OMS et les États membres», a-t-il insisté.

«Par ailleurs, de nombreuses études, dont certaines développées par des chercheurs américains, montrent que l’épidémie pouvait partir de plusieurs sources et se manifester en plusieurs endroits, ce pourquoi l’enquête sur l’origine du SRAS-CoV-2 devrait être menée à l’échelle mondiale», a ajouté Li Junhua.

De son côté, Didier Pittet, expert en maladies infectieuses aux Hôpitaux universitaires de Genève,  a déclaré que l’accusation selon laquelle le virus de la COVID-19 se serait propagé à la suite d’une fuite de laboratoire dans la ville chinoise de Wuhan, dans le centre de la Chine, est «de nature plus politique» que scientifique.

«Il n’y a aucune preuve que le coronavirus ait fui du laboratoire de Wuhan», a indiqué Didier  Pittet, également inventeur du gel hydroalcoolique, à l’agence de presse russe Spoutnik au cours d’une interview publiée samedi. «Les gens oublient souvent que le premier cas de fuite d’une bactérie destructrice d’un laboratoire est arrivé aux Etats-Unis», a-t-il noté.

Alors que plus de 1,65 milliard de doses de vaccins contre la COVID-19 ont été administrées en Chine, des experts assurent que «les doses de vaccin actuellement administrées en Chine continuent de démontrer de bons effets préventifs et protecteurs contre le variant Delta de la COVID-19».

«Selon les résultats disponibles, le variant Delta pourrait diminuer la protection offerte par les vaccins contre la COVID-19, mais les doses actuelles peuvent toujours produire de bons effets préventifs et protecteurs contre la souche», a déclaré au China Daily, Feng Zijian, chercheur au Centre de contrôle et de prévention des maladies de Chine.

Ce dernier estime que «le variant Delta est près de deux fois plus transmissible que la souche originale, qu’elle se propage beaucoup plus rapidement et qu’elle est plus susceptible de provoquer des symptômes graves chez les patients».

De son côté, Shao Yiming, également chercheur au centre, a indiqué que bien qu’aucun vaccin ne puisse fournir une protection à 100% contre les infections virales, les différents variants de la COVID-19 peuvent toujours être contrôlés avec les vaccins existants.

Les études fondées sur des preuves montrent que les vaccins chinois contre la COVID-19 peuvent réduire efficacement les taux d’hospitalisation, les cas graves et les décès, a assuré Shao Yiming.