La Chine va reporter la Conférence centrale sur le travail économique en raison de la hausse du nombre de cas de COVID-19 à Pékin, selon un article publié mardi par Bloomberg News, citant des sources proches du dossier.

Cette réunion annuelle se déroule à huis clos et devait initialement débuter cette semaine. Les dirigeants chinois, y compris Xi Jinping, devaient définir un plan de relance et stimulation économiques en 2023 pour la Chine touchée par la pandémie de Covid-19.

Pendant la réunion les membres du Politburo, l’organe décisionnel, les responsables des agences gouvernementales ainsi que les dirigeants provinciaux visent à fixer un objectif de croissance pour l’année qui vient, bien qu’il ne soit pas publiquement annoncé avant la session annuelle du parlement chinois, tenue habituellement en mars.

Le Politburo a déclaré que la politique budgétaire serait accélérée et deviendrait plus efficace l’année prochaine, alors que la politique monétaire serait centrée et rigoureuse.

A cause de multiples confinements liés à la pandémie, l’économie chinoise n’a progressé que de 3% au cours des trois premiers trimestres et devrait rester autour de ce taux pour l’ensemble de l’année, ce qui est inférieur à l’objectif officiel d' »environ 5,5 % ».

D’après Bloomberg, aucune nouvelle date n’a été fixée pour la réunion. En 2021, la Conférence centrale annuelle sur le travail économique s’est déroulée du 8 au 10 décembre à Beijing. Elle a passé en revue les accomplissements économiques de Chine, d’analyser les opportunités et les perspectives, tout en définissant les principales tâches à effectuer en 2022.

A cette époque, les dirigeants chinois avaient mit en avant sept aspects du travail économique, tels que rendre les politiques macroéconomiques plus prudentes et efficaces, renforcer le soutien à l’innovation scientifique et technologique, stimuler le développement par le biais de l’ouverture et préserver le bien-être de la population.

D’après la conférence, la Chine va

  • faire progresser la mise en œuvre des mesures liées aux sciences et technologies en 2022.
  • faire progresser la sortie progressive des énergies traditionnelles, l’utilisation propre et efficace du charbon, le contrôle de la quantité et de l’intensité des émissions de carbone, ainsi que l’établissement d’un mécanisme pour le contrôle de la pollution.
  • faire progresser la nécessité de stimuler le développement par le biais de la réforme et de l’ouverture en 2022, avec des réformes pilotes sur l’allocation basée sur le marché des facteurs de production et la mise en œuvre intégrale de mécanismes d’introduction en bourse basée sur l’enregistrement.
  • promouvoir à la fois le développement économique et le bien-être de sa population, mais aussi rendre les services publics de base plus disponibles.