L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a annoncé le maintient de la note longue de la Chine (A+), confirmant sa perspective « stable », car le gouvernement chinois devrait maintenir son rythme soutenu de croissance et améliorer sa performance budgétaire dans les trois à quatre prochaines années.

S&P a indiqué dans une notre que les changements opérés en Chine ont permis de freiner la croissance du crédit et de réduire la dépendance de l’économie à l’investissement public. « Si cette tendance persiste, les risques pour la stabilité économique et financière de la Chine pourraient s’infléchir » a expliqué l’agence.

D’après l’agence de presse Reuters, cette dernière pourrait relever sa note sur la Chine si la croissance du crédit ralentissait sensiblement et était maintenue en dessous du rythme actuel. Cependant, un déclassement pourrait se produire si S&P estimait que les autorités laissent la croissance du crédit filer.

L’agence s’attend à ce que la croissance économique de la Chine reste forte, proche de 6% voire au-delà annuellement jusqu’en 2020 au moins. « Nous pensons aussi que la croissance du crédit en Chine sera un peu au-dessus du PIB nominal durant cette période », a souligné l’agence.

Selon cette dernière, le différend commercial avec les Etats-Unis n’a pas eu d’impact significatif sur la croissance économique chinoise jusqu’à présent. D’ailleurs, selon une étude de la Banque centrale européenne (BCE) publiée le 26 septembre, la Chine pourrait mieux s’en sortir que les États-Unis en cas de guerre commerciale généralisée.

Les économistes de la BCE ont évalué l’impact d’un scénario noir où Washington met en place des taxes douanières de 10% sur toutes leurs importations et où leurs partenaires commerciaux y répondent de manière égale. Le résultat est probant, l’activité économique américaine serait amputée de 2% dès la première année.

« Le resserrement des conditions financières plomberait le PIB américain d’environ 0,7% et les actions américaines chuteraient de 16% », ont indiqué les auteurs de l’étude. De son côté, la Chine pourrait vendre ses produits à d’autres marchés, notamment en Afrique et en Amérique Latine pour compenser le manque à gagner.