Katherine Tai, nommée le 17 mars dernier, a déclaré au Wall Street Journal que les taxes contre les produits chinoises permettaient de protéger des entreprises américaines.

Katherine Tai, représentante américaine au Commerce

« Les États-Unis ne sont pas encore prêts à lever les droits de douane sur les importations chinoises mais pourraient être ouverts à des discussions » avec la Chine, a déclaré la nouvelle représentante américaine au Commerce.

Cette dernière a indiqué que ces taxes impactaient certaines compagnies et consommateurs américains mais qu‘elles permettaient aussi de protéger des entreprises américaines.

En janvier 2020, l’ancien président Donald Trump avait signé un accord avec la Chine, afin de suspendre en partie les surtaxes américaines et calmer les tensions en pleine guerre commerciale opposant la Chine et les États-Unis.

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«J’ai entendu des gens dire s’il vous plaît, retirez ces droits de douane», a déclaré Katherine Tai, dans un entretien publié dimanche dans le Wall Street Journal. Cette ancienne conseillère juridique, pour les questions commerciales pour le parti démocrate à la Chambre des représentants, a mis en garde contre une suppression soudaine des droits de douane.

Selon elle, cela pourrait nuire à l’économie américaine à moins qu’un changement de politique ne soit «communiqué de manière à ce que les acteurs économiques puissent s’adapter», a-t-elle affirmé.

Katherine Tai a ajouté qu’il était essentiel pour les «entreprises, les commerçants, les fabricants ou leurs salariés» d’être en mesure de planifier l’avenir.

Elle a reconnu que, certes, les droits de douane faisaient payer un lourd tribut à certaines entreprises américaines, mais que ces derniers avaient été imposés «pour remédier à une situation commerciale déséquilibrée et injuste».

Ferme face à la Chine, Katherine Tai a expliqué qu’«aucun négociateur ne renonce à un moyen de pression, n’est-ce pas ?». Et de poursuivre: «Tout bon négociateur garde toutes ses options ouvertes».

Elle a déjà discuté des pratiques commerciales de la Chine lors d’appels téléphoniques avec des ministres japonais et, lors de ses auditions de confirmation. Katherine Tai a déclaré qu’elle était favorable à un «examen complet» de la relation commerciale entre les deux premières puissances mondiales.