Le média public Radio Canada a annoncé la fermeture de son bureau à Pékin, capitale de la Chine, en raison de « l’impossibilité d’obtenir des visas » pour ses équipes journalistiques.

Selon une déclaration diffusée par l’établissement public canadien, le 2 novembre, et qui a été cosignée par la directrice générale de l’information, Luce Julien, et la première directrice programmation nouvelles, actualités et déploiement, Ginette Viens.

Radio Canada explique dans son communiqué que l’établissement public « ne peut faire autrement dans la mesure où toutes les tentatives d’obtenir un visa et une accréditation pour le nouveau correspondant en Asie, Philippe Leblanc, se sont avérées infructueuses ».

« Ça fait plus de deux ans que nous tentons d’obtenir un visa pour notre correspondant Philippe Leblanc en Asie », ont indiqué les responsables du médias canadiens.

La société d’Etat a ajouté que malgré plusieurs rencontres avec le consul de Chine à Montréal, l’ensemble des requêtes d’accréditation de Radio-Canada se sont soldées par des « reports ou par une absence de réponse ».

Le texte a ajouté qu’afin « de continuer d’offrir aux Canadiens une couverture de l’actualité internationale dans cette partie de l’Asie, le journaliste Philippe Leblanc sera basé à Taïwan pour les deux prochaines années ».

Radio-Canada a précisé que « les relations entre les médias étrangers et le gouvernement chinois ont été de tout temps complexes. Elles sont devenues particulièrement tendues ces dernières années ».

En dépit ce refus, Radio Canada a été autorisée par les autorités chinoises à envoyer des équipes aux Jeux olympiques l’hiver dernier, mais sous certaines conditions.