L’activité des usines a légèrement reculé en mai, soulignant les défis auxquels elles sont confrontées, alors que la reprise – après la quarantaine dû au coronavirus – se poursuit.

Les commandes à l’exportation pour les fabricants chinois ont continué de diminuer, pouvant impacter les emplois, dont le nombre devrait continuer de baisser.

L’indice des directeurs des achats (PMI) du Bureau d’Etat des Statistiques (BES), indicateur du moral des grandes usines du pays, s’élevait à 50,6 en mai, une légère baisse par rapport à 50,8 en avril.

Un indice supérieur à 50 signifie une expansion, tandis qu’un indice inférieur à 50 reflète une contraction.

Les commandes à l’exportation de mai se sont établies à 35,3, en légère hausse par rapport à 33,5 en avril, mais indiquent toujours une baisse de la demande étrangère.

L’activité dans le secteur des services en Chine a toutefois augmenté à un rythme plus rapide en mai, ce qui suggère que la confiance des entreprises et des consommateurs pourrait s’améliorer lentement.

« Les activités commerciales du secteur manufacturier du pays ont continué à progresser en mai, malgré une croissance plus lente que celle du mois dernier », a indiqué Zhao Qinghe, statisticien supérieur du BES.

Parmi les entreprises manufacturières étudiées, 81,2% ont rapporté une reprise de plus de 80% de leurs activités commerciales en mai, d’après les données du BES.

Le sous-indice de la production a reculé de 0,5 point de pourcentage à 53,2 en mai, alors que celui des nouvelles commandes a progressé de 0,7 point à 50,9, précisent les données du BES.

« Les indices mesurant les nouvelles commandes dans douze des 21 secteurs étudiés ont vu une progression, indiquant une amélioration en termes de demande intérieure », a précisé l’expert.

Selon les données publiées dimanche, l’IDA du secteur non manufacturier de la Chine s’est élevé à 53,6 en mai, contre 53,2 en avril.