Selon le représentant adjoint permanent chinois au Conseil de sécurité, Dai Bing, les sanctions imposées à la Russie affecteront négativement les pays en développement.

Dai Bing a déclaré lors d’une réunion du Conseil que l’augmentation des sanctions contre la Russie affectera les marchés mondiaux de l’alimentation et de l’énergie.

Ce dernier a ajouté que les sanctions et le blocus économiques vont exacerber « artificiellement » des pénuries alimentaires et des distorsions des prix, faisant grimper les prix de l’alimentation et faisant peser un fardeau sur les pays en développement.

Le représentant de la Chine à l’ONU a indiqué que davantage de conflits ne profiteront à personne, appelant les États-Unis, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’Union européenne à engager le dialogue avec la Russie.

D’ailleurs, Dai Bing, a rappelé l’inquiétude mondiale suscitée par les données révélées par la Fédération de Russie sur les laboratoires biologiques des États-Unis (USA) en Ukraine et dans d’autres pays.

« La pandémie de Covid-19 nous rappelle l’importance cruciale de la paix et de la sécurité internationales, une biosécurité qui ne connaît pas de frontières », a déclaré le représentant chinois, dans le cadre d’une réunion informelle convoquée pour la Russie.

De même, il a souligné que tout enregistrement d’actions biologiques militaires doit susciter une plus grande attention de la part de la communauté internationale, afin d’éviter des dommages qui pourraient être irréversibles.

« La Chine invite la communauté internationale à évaluer les documents découverts dans des cadres appropriés, y compris la Convention sur les armes biologiques et l’ONU, et à écouter les clarifications du pays concerné de manière juste et impartiale », a déclaré Dai Bing.

Dans le même temps, Dai Bing a souligné que les États-Unis doivent assumer les responsabilités qui leur incombent et offrir tous les éclaircissements sur leurs activités biologiques pour mettre fin aux doutes dans le monde.

En l’absence des représentants des États-Unis et du Royaume-Uni à la réunion, le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Dimitri Polianski, a affirmé que cette absence est « la preuve du problème car ils ont quelque chose à cacher et ne veulent pas répondre les questions qui se posent ».