L’Union européenne a décidé de mettre fin aux restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l’ensemble de l’union. Cette restriction sera levée ce 3 septembre 2018 à minuit. Cette annonce a été favorablement accueillit par les autorités chinoises, mais vivement critiqué par les producteurs européens qui craignent un afflux d’importations bon marché.

Instauré en 2013, les restrictions visaient à protéger l’industrie solaire européenne. Or cette mesure était considéré contre-productive par les installateurs de panneaux solaires qui ne pouvaient pas accéder à des produits à des coûts moins élevés.

Les droits antidumping sur les importations de panneaux solaires, de cellules et de wafers chinois ont été reconduits en mars 2017 pour 18 mois. Or la Commission européenne avait annoncé à ce moment là son intention de ne pas les renouveler.

Pendant ces cinq années, les producteurs chinois ne payaient pas de droits s’ils vendaient leurs produits à ou au-dessus d’un prix minimum qui a progressivement diminué. Dans le cas contraire, ils s’exposaient à des taxes allant jusqu’à 64,9%.

La Commission a estimé que mettre fin à ces mesures était dans le meilleur intérêt de l’UE, compte tenu de son objectif de développement des énergies renouvelables. De plus, l’institution a estimé que ces restrictions avaient permis aux prix à l’importation de s’aligner sur les prix du marché mondial.

Pour le ministère chinois du commerce, cette décision est « modèle de règlement positif d’un différend commercial grâce à des consultations ». Il a assuré que cette levée « va rétablir des conditions de marché normales pour le commerce UE-chinois de panneaux photovoltaïques, suscitera un environnement plus stable pour la coopération entre ces industries et bénéficiera mutuellement aux deux parties ».

SolarPower Europe, qui regroupe les importateurs et installateurs européens de panneaux photovoltaïques, a salué la fin des mesures restrictives. Alors que EU ProSun, regroupant des fabricants de panneaux à l’origine de la première plainte en 2012, a demandé une nouvelle prolongation des restrictions.