La Chine a dévoilé un nouveau système anti-drones polyvalent, lors d’une exposition montrant les nouvelles armes développées par le pays.

Selon le South China Morning Post (SCMP), cette technologie aurait été inspirée par les récents conflits ayant eu lieu ces dernières années et tout particulièrement par la guerre en Ukraine.

En effet, selon le CIIE, « les observateurs anticipent avec impatience l’exposition des systèmes de drones et anti-drones chinois, alors que l’importance de tels systèmes a été mise en évidence dans la crise ukrainienne actuelle ».

D’après les chercheurs chinois, cet appareil – pas encore baptisé – est performant dans les domaines de la détection, de la reconnaissance, de l’évaluation, de l’interférence et dans l’interception de drones de tous types et de toutes tailles.

La première force de ce système anti-drones reste sa capacité de repérage. “Cette technologie répond aux principales difficultés rencontrées pour contrer des drones, notamment à cause du fait qu’ils sont trop difficiles à détecter et trop petits pour être interceptés », a précisé un membre de l’équipe de développement au quotidien hongkongais SCMP.

Le système chinois possède un système d’alerte précoce avec le radar à basse altitude DK-1 et un radar électro-optique, conçu pour rechercher et suivre les drones volant à basse altitude ainsi que leurs plateformes de lancement au sol.

Les systèmes anti-drones développés par la Chine ont été présenté pour la première fois au salon aéronautique, Airshow China. La Chine a développé de nombreux types de missiles, d’armes à feu, de lasers et de radars avec différents principes de fonctionnement qui peuvent être utilisés en tandem afin de cibler de petits appareils bas et lents comme des drones, ont déclaré des observateurs militaires.

Les drones et les systèmes anti-drones représentent un duo «lance et bouclier» mit en exergue dans la crise ukrainienne actuelle, ont-ils noté.

« Dans la guerre moderne, l’application des drones a été élargie et il est également devenu facile d’obtenir des drones. Dans la crise russo-ukrainienne, non seulement des drones de reconnaissance armés dédiés ont été déployés, mais de simples drones suicides ou des munitions de fortune ont également été utilisés », a déclaré Wei Dongxu, un expert militaire basé à Beijing.

Ce dernier a indiqué début novembre au Global Times que « ces simples drones volent bas et lentement, et ils ne représentent qu’un signal minuscule sur un radar. Les systèmes radar conventionnels ciblant les avions de chasse et les missiles de croisière ont souvent du mal à les détecter. Ils sont également bon marché et peuvent être facilement produits en masse ».

Photo de Une : Chengdu Wing Loong II – Drone GJ-2