Le Secrétariat de coopération trilatérale (SCT), un organisme international pour la paix régionale basé à Séoul, a organisé un forum sur la coopération entre la Chine, la Corée du Sud et le Japon.

Le Forum international pour la coopération trilatérale 2021 se déroule sur le thème « A la lumière du 10e anniversaire du SCT : le nouveau partenariat trilatéral dans la prochaine décennie ».

Cette structure trilatérale vise à faciliter la coopération dans une région longtemps en proie à des tensions historique et des questions épineuses telles que la mer de Chine orientale, ou encore le programme nucléaire nord-coréen.

« La coopération trilatérale et le SCT se développent avec succès, indépendamment des hauts et des bas des trois relations bilatérales, mais nous avons par ailleurs encore un long chemin à parcourir. Je suis heureux d’avoir été témoin du développement continu et institutionnel de la coopération trilatérale », a déclaré le secrétaire général du SCT, Hisashi Michigami.

Cette session s’est faite en présence des ambassadeurs de Chine en Corée du Sud, Xing Haiming, l’ambassadeur du Japon en Corée du Sud Koichi Aiboshi, et Choi Jong-moon, le deuxième vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères.

Le conseiller d’État et ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, ainsi que ses homologues, sud-coréen Chung Eui-yong et japonais Toshimitsu Motegi, devaient présenter des messages de félicitations écrits pour réaffirmer l’importance de la coopération trilatérale tout en livrant les orientations futures du SCT.

De son côté, le deuxième vice-ministre des Affaires étrangères, Choi Jong-moon, a indiqué que la coopération trilatérale entre la Corée du Sud, la Chine et le Japon est à un «croisement». Ce dernier souhaite que la Chine, la Corée du sud et le Japon «travaillent ensemble pour avancer leurs relations».

«Nous faisons face à des défis comme la pandémie, le changement climatique et le protectionnisme…Nous sommes à un carrefour, entre bond en avant et stagnation concernant la coopération trilatérale», a déclaré Choi Jong-moon.

Rencontre entre Li Keqiang (Chine), Park Geun-Hye (Corée du Sud) et Shinzo Abe (Japon), en novembre 2015

«La coopération tripartite peut jouer un rôle vital en tant que force motrice en faveur de la paix et la prospérité mondiales…La direction à prendre dépend de notre choix», a souligné ce dernier, souhaitant que «les trois pays ne regrettent pas leur choix».

Le vice-ministre sud-coréen a salué la démarche et le travail du Secrétariat de coopération trilatérale, attestant qu’il a «joué un rôle central en tant que pont entre la Corée du Sud, la Chine et le Japon depuis son lancement il y a une décennie, malgré le changement des situations diplomatiques».

Pour l’ambassadeur japonais à Séoul Koichi Aiboshi, l’environnement, le changement climatique et le vieillissement de la société sont les trois domaines clés de la coopération entre la Corée du Sud, la Chine et le Japon. Ce dernier a indiqué qu’il n’y a pas de désaccord sur l’importance de la coopération, surtout les échanges humains au niveau privé.

«Les préparatifs aux Jeux olympiques et Jeux paralympiques de Tokyo sont en cours, et nous voudrions transmettre le bâton que nous avons reçu de PyeongChang 2018 à Pékin en 2022», a déclaré Koichi Aiboshi, faisant référence aux JO d’hiver de PyeongChang organisés par la Corée du Sud.

Notant les similitudes historiques partagées par la Corée du Sud, la Chine et le Japon, Xing Haiming a souligné la nécessité de «renforcer le dialogue stratégique basé sur un respect mutuel», afin d’«approfondir la confiance et les relations et de jouer un rôle constructif dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales».