Les prix alimentaires se sont envolés en janvier (+20,6%), en raison de l’épidémie de peste porcine qui ravage les cheptels chinois depuis 2018. A cela s’ajoute, les mesures de confinement prises pour lutter contre le coronavirus qui perturbent aussi l’approvisionnement.

L’indice des prix à la consommation est ainsi ressorti en hausse de 5,4% au mois de janvier sur un an contre 4,5% un mois plus tôt a indiqué le Bureau National des Statistiques.

Cette hausse est un record depuis le fin de l’année 2011. Elle est principalement due à l’envolée des prix alimentaires en janvier (+20,6% sur un an). Cette hausse est due aux prix alimentaires, qui se sont envolés le mois dernier de 20,6% sur un an.

Très surveillée, les prix du porc ont plus que doublé (+116%). En glissement mensuel, les prix du porc ont grimpé de 8,5% par rapport à décembre. L’inflation était déjà dopée ces derniers mois par une flambée des prix du porc du fait d’une offre restreinte.

Le cheptel chinois s’est décimé depuis août 2018 suite à une épidémie de peste porcine africaine. La forte demande de porc, viande la plus consommée du pays, au moment des fêtes du nouvel an chinois a pu aggraver cette hausse des prix.

Mais «la hausse sur un an des prix à la consommation a été affectée, outre les facteurs liés aux vacances du Nouvel an, par l’épidémie du nouveau coronavirus», a expliqué le bureau dans un communiqué.

Le gouvernement a adopté des mesures drastiques mises en vigueur le 23 janvier pour endiguer la propagation de l’épidémie de pneumonie virale, comme la quarantaine de la province du Hubei, les barrages routiers omniprésents, les restrictions de déplacement et le confinement de populations de villes entières.

Ces dispositifs ont désorganisé les réseaux de distribution de produits agricoles à travers le pays, entraîant une augmentation des prix des légumes frais en janvier de 17,1% sur un an.

De leur côté, les prix à la production (prix sortie d’usine) sont restés stables, grimpant de 0,1% sur un an en janvier. Ils étaient en déflation depuis juillet 2019. Le chiffre de janvier reflète une demande atone et une conjoncture sous pression, alors que l’activité économique, déjà impactée par la guerre commerciale sino-américaine, est désormais paralysée du fait de l’épidémie.