Dans cette étude publiée le 11 mars, l’OCDE met en avant le ralentissement de la croissance des pays émergents, accentué par le durcissement des conditions financières dans leurs économies et les réformes structurelles devenues de plus en plus importantes.

Le secrétaire général adjoint et chef Économiste par intérim de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Rintaro Tamaki, a présent son rapport sur l’Évaluation économique intermédiaire. Ce dernier a assuré que la diminution de l’activité des économies émergentes sera un frein à la croissance mondiale.

Pour l’organisation, la croissance mondiale devrait « rester modérée à court terme en raison des difficultés rencontrées par certaines grandes économies émergentes ».

Pays Emergents

En effet, les économies émergentes représentent plus de la moitié de l’économie mondiale, de fait « la performance économique à la traîne de plusieurs économies émergentes » devrait entrainer une « croissance économique mondiale seulement modérée sur le court terme ».

D’après le rapport l’accroissement économique des pays émergents est disparates, d’un côté « certains pays continuent à croître fortement tandis que d’autres, frappés par un reflux des entrées de capitaux, sont à la traîne« , comme l’Afrique du Sud, du Brésil, de l’Inde et de la Turquie.

L’OCDE a d’ailleurs revu à la baisse sa prévision de croissance pour l’économie mondiale à 3,6 % en 2014 et 3,9 % en 2015. Concernant la Chine, l’organisation s’inquiète « des risques d’un coup d’arrêt à la croissance si rien n’est fait pour encadrer la distribution du crédit et remédier aux faiblesses du système financier ».

Rintaro Tamaki a expliqué lors de la conférence de presse de présentation que l’assainissement budgétaire prévu au Japon, « devrait entamer la croissance à court terme ».

De plus, « la hausse du taux de la taxe sur la consommation – qui entrera en vigueur le 1er avril – devrait doper l’activité au premier trimestre, les consommateurs procédant à des achats par anticipation, et faire monter le taux de croissance à 3.9 % en rythme annualisé ».

La reprise ne devrait revenir « sur une trajectoire plus normale », d’ici le troisième trimestre.