Sinohydro Corporation Ltd (Sinohydro), société de construction chinoise, est de nouveau dans le feu des projecteurs pour l’obtention d’un contrat de Rs 215 millions (5,375 millions d’euros) pour la construction de 164 logements pour la National Housing Development Company.

A l’île Maurice les dirigeants doutent depuis des années de la société chinoises, connue pour ses retards de construction, ses mauvaises performances, mais surtout les coûts peu élevés lui permettant d’obtenir des contrats mirobolants. Malgré ses points noirs, Sinohydro parvient à remporter les appels d’offre du gouvernement. En 2013, la compagnie réalisait plusieurs chantiers, pourtant contesté par l’opposition, qui avait dénoncé un contrat « bon marché coûte cher ».  

Un rapport gouvernemental a d’ailleurs été réalisé, dans lequel Sinohyro est considéré comme « un monument de corruption » dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, dont la Malaisie. Mais surtout la compagnie chinoise a été « blacklisted » en Ethiopie, Zambie, Mali, Tanzanie, Inde et au Pakistan.

Le 29 juin 2016, Sinohydro Corporation Limited, dont le siège social à Beijing, a reçu une lettre de réprimande de la part de la Banque mondiale pour pratique frauduleuse et corruption. De plus, la compagnie n’est pas autorisée à participer aux appels d’offres de la BM jusqu’en juin 2017.

Après des déboires, de vives critiques et un rappel à l’ordre de la Banque mondiale, le retour de Sinohydro suscite la controverse dans le secteur de la construction, au sein du gouvernement de l’Alliance Lepep.

Malgré cela, la firme chinoise Sinohydro, basée à Quatre-Bornes, a remporté le projet de construction de 164 logements dans la région d’Henrietta pour Rs 215 millions. Pour Bashir Jahangeer, député du Mouvement Socialiste Militant dans la circonscription de la Rivière-des-Anguilles/Souillac, « plusieurs sociétés ont commis dans le passé des fautes graves, or elles se voient encore allouer des contrats. Il faut mettre en place un système de black-listing et réaliser un exercice de due diligence sur chaque firme qui décroche un contrat du gouvernement ».