L’application chinoise TikTok est désormais scrutée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), en France, après avoir été interdite en Inde et est sous la tourmente aux Etats-Unis.

Le régulateur français des données personnelles a lancé des « investigations » sur TikTok en mai 2020, après le dépôt d’une plainte par un utilisateur, selon l’agence de presse Bloomberg. Cet utilisateur demandait la suppression d’une vidéo le concernant sur TikTok, cette application de vidéos divertissantes, très populaire chez les jeunes.

Cette enquête initiale a débouché sur des investigations plus larges, notamment la manière dont l’entreprise communique avec les utilisateurs et la protection des enfants. Les points soulevés par l’enquête sur le projet de la société ByteDance, propriétaire de TikTok, de créer un siège de l’Union européenne à des fins de données.

L’entreprise avait annoncé au début de l’année 2020 qu’elle voulait ouvrir un centre régional de TikTok en Irlande. Elle espérait être soumise uniquement à l’autorité irlandaise de régulation des données.

La question sera de savoir si TikTok est-elle bien conforme au droit européen. Pour la CNIL, ByteDance pourra ouvrir ses portes en Irlande, si TikTok parvient à démontrer que son établissement à Dublin remplit bien les conditions d’un « établissement principal » au sens du RGPD.

Ce Règlement général sur la protection des données est crucial, car il garantit le droit d’accès et de rectification des données personnelles aux citoyens de l’Union. Le régulateur européen des données a lancé un groupe de travail sur TikTok, auquel est associée la Cnil.

Si les européens estiment que TikTok n’est pas en conformité avec le droit européen, la société devra s’acquitter d’amendes colossales.