Un total de 25 zones de coopération économique et commerciale de la Chine ont été établies dans 16 pays africains, selon un rapport officiel.

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Le rapport a été publié à la veille de la deuxième Exposition économique et commerciale Chine-Afrique prévue à Changsha, capitale de la province centrale chinoise du Hunan, du 26 au 29 septembre.

Fin 2020, les zones de coopération enregistrées auprès du ministère chinois du Commerce avaient attiré 623 entreprises, avec des investissements totaux de 7,35 milliards de dollars. Ces entreprises ont créé plus de 46.000 emplois dans les pays d’accueil, indique le rapport.

Les zones de coopération économique et commerciale de la Chine à l’étranger ont aidé à stimuler l’industrialisation locale dans divers domaines, tels que l’utilisation des ressources, l’agriculture, la fabrication, le commerce et la logistique.

D’ailleurs, les investissements de la Chine en Afrique ont enregistré une expansion stable malgré la récession économique et commerciale mondiale causée par la pandémie de COVID-19, selon le Rapport annuel sur les relations économiques et commerciales Chine-Afrique (2021).

Les investissements chinois en Afrique se sont établis à 2,96 milliards de dollars (2,66 mds €) en 2020, soit une hausse annuelle de 9,5%. Ces investissements comprennent 2,66 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) d’investissements directs non financiers.

Le rapport a été publié à la veille de la deuxième Exposition économique et commerciale Chine-Afrique prévue à Changhsa, capitale de la province centrale chinoise du Hunan, du 26 au 29 septembre.

Selon les auteurs de ce document, les investissements chinois dans le secteur des services en Afrique ont augmenté de manière remarquable.

En 2020, les investissements dans les sous-secteurs tels que les services de recherche scientifique et de technologie, les transports, l’entreposage et les services postaux ont plus que doublé.

Au cours des sept premiers mois de 2021, les investissements directs de la Chine en Afrique ont atteint 2,07 milliards de dollars (1,8 milliards d’euros), dépassant le niveau pré-pandémie de la même période en 2019, d’après les données du ministère du Commerce.

Pour Qian Keming, vice-ministre chinois du Commerce, le volume du commerce entre la Chine et l’Afrique a augmenté de 40,5% en base annuelle pour atteindre 139,1 milliards de dollars (125,19 milliards d’euros) au cours des sept premiers mois de l’année 2021.

Les importations de la Chine en provenance de l’Afrique ont bondi de 46,3% sur un an, alors que les investissements directs de la Chine en Afrique se sont élevés à 2,07 milliards de dollars au cours des sept premiers mois de l’année, dépassant ainsi le niveau pré-pandémique de la même période en 2019, a ajouté Qian Keming.

Dans son discours, Xu Jinghu, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines, a exprimé sa volonté de « saisir l’opportunité du développement accéléré de la technologie numérique mondiale, d’organiser davantage d’activités de promotion en ligne pour les produits africains, d’approfondir la coopération » entre la Chine et les pays africains, dans les domaines de la finance, de l’e-commerce, de la culture et de l’éducation, de la logistique et de la communication, des services sociaux, de la santé et du tourisme, ainsi que d’exploiter le potentiel de développement du commerce des services Chine-Afrique par la transformation technologique et le partage d’expériences.

De son côté, Song Lei, président du Fonds de développement sino-africain, a indiqué qu’un nouveau cycle de révolution technologique et de changement industriel est en train d’émerger, offrant de nouvelles opportunités pour la reprise et le développement de l’économie mondiale.

Ce dernier s’est exprimé lors Forum de coopération et de développement industriel Chine-Afrique, au Centre national des conventions de Chine à Beijing, lors du Salon international du commerce des services 2021 (CIFTIS).

«Conformément à la tendance du développement et en se concentrant sur les préoccupations de l’Afrique, le Fonds de développement Chine-Afrique augmentera les investissements et la coopération dans des domaines tels que l’agriculture et les moyens de subsistance de la population, la médecine et les soins de santé, et les échanges régionaux pour la reprise du travail et de la production», a indiqué ce dernier.

Selon l’expert, le Forum a élargi activement les possibilités de coopération dans de nouveaux secteurs d’activité, tels que l’économie numérique et les technologies de l’information, de manière à donner un nouvel élan au développement durable de l’Afrique dans la nouvelle situation.

La chercheuse de l’Académie des sciences sociales de Chine, Yao Guimei, a souligné que selon les besoins de l’Afrique en matière de développement politique et économique, «la Chine doit étroitement adapter ses exigences à l’Afrique et se concentrer sur la composante moyens de subsistance».

«De manière générale, la coopération sino-africaine dans les industries traditionnelles doit être renforcée en même temps que la coopération dans de nouveaux domaines tels que l’économie numérique et la formation des ressources humaines, alors que l’économie numérique doit être soulignée», a expliqué Yao Guimei.