La Chine dénonce de « fausses » nouvelles sur la fourniture d’outils à l’Iran
Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé les médias d’avoir publié le 27 mars de « fausses informations », après la diffusion d’informations de presse affirmant que la principale entreprise de semi-conducteurs de Chine a envoyé des outils de fabrication de puces en Iran.
Citant des informations provenant de deux hauts responsables anonymes de l’administration américaine, un média a affirmé que le fabricant de puces, Semiconductor Manufacturing International Corporation (SMIC), « a commencé à envoyer les outils en Iran il y a environ un an ». Un responsable américain est cité, disant qu’il n’y avait « aucune raison de croire que tout cela a cessé ».
La Chine est un partenaire clé de l’Iran, mais n’a pas annoncé d’aide militaire à Téhéran dans le cadre de la guerre déclenchée par les frappes américano-israéliennes fin février, appelant à plusieurs reprises à un cessez-le-feu. La société SMIC n’a pas répondu à une demande de commentaires de l’AFP, le 27 mars.
« Fausses informations »
Lors d’un point presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que « certains médias ont été désireux récemment de publier des nouvelles qui semblent vraies mais au lieu de cela sont fausses ». Il a ajouté que – « après vérification » -, ces nouvelles étaient « toutes » considérées comme de « fausses informations », sans donner plus de détails.
La Chine a condamné l’assassinat par les États-Unis et Israël du guide suprême iranien Ali Khamenei, mais a également déclaré qu’elle « ne cautionne pas » les frappes menées par Téhéran contre les pays du Golfe abritant des bases américaines.
Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a déclaré cette semaine à son homologue iranien, Abbas Araghchi, lors d’un appel téléphonique, qu’il espérait que « toutes les parties puissent saisir chaque opportunité et chaque fenêtre pour la paix et entamer le processus de négociations de paix ».





