Le Royaume Uni va décider par référendum le 23 juin, son maintien ou non dans l’Union Européenne, une situation qui inquiètent les dirigeants chinois, qui préfèrent « une Europe forte et impliquée dans l’économie mondiale ».

Le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a apporté son soutien au Royaume, en n’interférant pas dans ses affaires internes, cependant une sortie de l’UE pourrait affaiblir le bloc européen, considéré comme un contrepoids aux États-Unis. De plus, les conséquences économiques et commerciales d’un Brexit pourrait déstabiliser l’accord commercial UE-Chine, soutenu par le Royaume Uni.

Le président chinois Xi Jinping et David Cameroun, Premier ministre britannique

Le président chinois Xi Jinping et David Cameroun, Premier ministre britannique

Lors d’une conférence de presse sur l’organisation du G20, qui aura lieu en Chine, Wang Yi, a assuré que « la direction prise par la Grande-Bretagne sera décidée par le peuple britannique. Nous respecterons bien entendu la décision prise par le peuple britannique ». Cependant, le gouvernement chinois « souhaite voit le processus d’intégration européen se développer ».

D’ailleurs, la relation entre les deux pays est au beau fixe, depuis l’adhésion du Royaume Uni au sein de la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures (BAII). Premier pays occidental à devenir membre fondateur, Londres avait souhaité s’allier un peu plus au géant asiatique, en dépit de la contestation de son cousin américain.

Les médias officiels chinois ont mit en avant « l’évolution des relations sino-britanniques est prometteuse. Échanges commerciaux, politiques et culturels sont en constante progression ». D’ailleurs la visite historique de 4 jours du prince William, duc de Cambridge, en mars 2015, marque « un important symbole du renforcement des relations sino-britanniques », assure le China Today. En effet, il s’agissait d’une première pour un membre de la famille royale britannique depuis la visite de la reine Élisabeth II en 1986.

Le Royaume-Uni est depuis 2014, le 2nd partenaire commercial de la Chine, sa 2nde source d’investissements étrangers et une destination majeure des investissements chinois. Fin octobre 2015, les deux pays signent un « nombre énorme de contrats totalisant presque 40 milliards de livres » (environ 50 milliards d’euros) à l’occasion de la visite d’Etat du président chinois Xi Jinping, la première depuis 10 ans.