La Chine a annoncé ce 20 novembre son premier mort du Covid-19 depuis mai 2022. Il s’agit d’un homme de 87 ans, habitant Pékin, où la hausse du nombre de cas entraîne des fermetures progressives d’établissements et de commerces.

La partie continentale de la Chine a signalé samedi 2.204 cas confirmés de COVID-19 transmis localement, a déclaré ce 20 novembre la Commission nationale de la santé. Un total de 22.011 porteurs asymptomatiques locaux ont été nouvellement identifiés.

En tout, 1.146 patients atteints de la COVID-19 sont sortis de l’hôpital après leur guérison sur la partie continentale de la Chine le 19 novembre, a indiqué la commission dans son rapport quotidien. Le nombre total de patients de la COVID-19 ayant quitté l’hôpital après leur rétablissement sur la partie continentale de la Chine a atteint 260.141.

Le 19 nombre, un nouveau décès lié à la COVID-19 a été enregistré, selon la Commission nationale de la santé, le bilan total s’établissant à 5.227 décès. L’homme décédé avait contracté, en plus du Covid-19, une infection bactérienne, selon la municipalité.

La Chine est la dernière grande économie mondiale à appliquer une politique sanitaire stricte dite « zéro Covid« , qui vise à empêcher les contaminations et donc les décès. Elle comporte des confinements dès l’apparition de cas, des quarantaines obligatoires aux personnes testées positives et des tests PCR quasi-quotidiens pour identifier les chaînes de transmission.

La grande province manufacturière du Guangdong (Sud), où se trouvent les métropoles de Canton et Shenzhen, est la plus touchée. Ensuite, la capitale Pékin a rapporté 621 nouveaux cas. Des habitants sont confinés chez eux et d’autres ont été placés en quarantaine dans des centres dédiés.

De grands centres commerciaux de Pékin ont annoncé ce 20 novembre leur fermeture. D’autres ont simplement réduit leurs horaires d’ouverture ou ont interdit les services à table dans leurs restaurants. Dans le district de Chaoyang, siège du quartier d’affaires et d’ambassades, les autorités ont fortement conseillé aux entreprises de passer au télétravail. Beaucoup de restaurants ne peuvent plus accueillir de clients mais les livraisons restent autorisées.

Le lycée français de Pékin a annoncé aux parents d’élèves avoir reçu l’instruction « de passer en enseignement distanciel », dans un courriel obtenu par l’Agence France Presse. D’autres écoles de la capitale ont reçu des demandes similaires. Enfin, des parcs, salles de sport et gymnases ont également fermé.

Le nombre de cas « connaît une tendance à la hausse significative » et « l’ampleur de la propagation (du foyer) s’est encore étendue », a déploré Xu Hejian, porte-parole de la municipalité de Pékin, lors d’une conférence de presse le 20 novembre.

« La situation en matière de prévention et de contrôle épidémique dans la capitale est grave (…) Nous devons faire preuve de détermination et prendre des mesures efficaces », a-t-il indiqué.

Les autorités sont dans une situation compliquée. D’un côté, elles ne veulent pas imposer, de restrictions trop fortes, car de l’autre, la population a fait part de son exaspération et frustration face aux mesures anti-Covid.

Liu Xiaofeng, directeur adjoint du Centre municipal de contrôle et de prévention des maladies, a toutefois appelé à « réduire encore davantage » les déplacements des habitants. Les autorités ont réitéré leur appel à éviter les mouvements « non impératifs » entre les différents districts de la ville de Pékin.

A Canton, qui a annoncé le 20 novembre plus de 8.000 nouveaux cas positifs, a lancé un dépistage général dans le district central de Haizhu où habitent environ 1,8 million d’habitants.