Par DJERRAD Abdelmoumene- Les développements technologiques au cours des 30 dernières années ont modifié considérablement les systèmes opérationnels de paiements traditionnels et ce, de deux manières: la première c’est la conversion des traitements manuels des opérations en traitements informatisés, ce qui a eu pour conséquence l’augmentation de la vitesse d’exécution des transactions tout en réduisant les risques opérationnels. La deuxième c’est l’émergence de nouveaux systèmes de paiements à faible coût, à l’exemple des transactions monétaires effectuées par téléphonies mobiles.

Quelques éléments historiques

Historiquement, il y a eu de nombreuses manifestations différentes de la monnaie, à la fois physique et récemment électronique. Les économistes identifient la monnaie à travers le rôle qu’elle sert dans la société. En effet, du point de vue de la théorie économique, la crypto-monnaie peut être considérée comme monnaie, dans la mesure où elle sert d’unité de compte et de moyen d’échange avec laquelle s’effectue des transactions de paiements ou comme réserve de valeur pour transférer le pouvoir d’achat des biens et services. Lorsque les banques ont émergé au XVIe siècle, elles tenaient des registres de dépôt d’or effectués par leurs clients et ce contre l’émission de billets comme reconnaissances de dette. Ces reconnaissances de dette pourraient être transférées d’un individu à un autre, mais dans la même banque seulement, en raison de l’absence d’interconnexion entre les banques ; les billets ne pouvaient être remboursés qu’à la banque où ils ont été délivrés.

Ainsi, toute transaction nécessitait le transfert d’argent vers une autre banque obligeait le porteur du billet à le convertir en « or », puis le transporter physiquement vers la nouvelle banque. Au fil du temps, cette nécessitée d’effectuer des transactions interbancaires a conduit à l’émergence de la banque centrale de « compensation », auprès de laquelle toutes les banques membres pouvaient détenir des comptes et faciliter les paiements interbancaires de leurs clients. Cette innovation a rendu le commerce plus pratique, car les commerçants pouvaient désormais déposer leurs billets dans d’autres banques directement, éliminant ainsi le fardeau de convertir le papier-monnaie en or afin de transférer les fonds.

Innovation technologique et crypto-monnaie

Ces dernières années, il y a eu un développement important des innovations technologiques de paiement et des devises alternatives, visant à rendre les paiements plus accessibles à un plus large éventail d’utilisateurs.  En effet, dans les zones où l’accès à l’infrastructure bancaire traditionnelle est limité, le développement et l’adoption de nouveaux systèmes de paiement permettent de répondre à une nouvelle demande. Des innovations plus récentes ont introduit une structure décentralisée non liée à une autorité centrale, fondamentalement différente des systèmes de paiements traditionnels et ce, en s’appuyant sur la cryptographie.

La  crypto-monnaie  est  une  monnaie  virtuelle,  au  format  numérique  utilisant  des algorithmes cryptographiques  pour assurer la  validation  sécurisée des  transactions, elles sont considérées  comme  la  monnaie  du  futur  permettant  à  leurs  utilisateurs  d’effectuer  des paiements  de manière anonyme  et ce, grâce à  une  série de  transaction  complexe  en  utilisant l’innovation clé des systèmes de monnaie numérique qu’est la « Blockchain », ou chaîne de blocs, qui est  « une base de données distribuée, consultable, qui répertorie l’ensemble des actions du réseau depuis l’origine. Les informations … sont groupées dans des blocs. »’ Cette dernière, permet aux paiements d’être effectués de manière décentralisée.

La crypto-monnaie occupe une position unique en tant que précurseur d’une technologie potentiellement transformatrice du système financier traditionnel. Elle a le potentiel de palier les faiblesses des technologies financières actuelles et d’aider à résoudre les problématiques posées par les banques, principalement celui des individus non bancarisés en leur permettant de réaliser des transactions sans avoir besoin d’un tiers de confiance, pour superviser la transaction.

À noter qu’une partie importante de la population des pays en développement n’est pas bancarisée. En Amérique latine par exemple, 60% des 600 millions d’habitants n’ont pas accès à des comptes bancaires alors que, 70% des Latino-Américains ont accès à la téléphonie mobile, permettant ainsi l’utilisation des crypto-monnaies, principalement le bitcoin qui est la première monnaie numérique fonctionnelle lancée en 2009. Développé par le secteur privé, le bitcoin est un système de devises et de paiement basé sur Internet, elle ne nécessite aucune intermédiation ni contrôle bancaire pour le traitement des transactions de paiements.

Déjà, en 1976, l’Autrichien Friedrich von Hayek, prix Nobel d’économie, prédisait dans son ouvrage « La dénationalisation de la monnaie » une alternative ou l’état allait perdre le monopole d’émission de la monnaie fiduciaire. C’est son idée qui a été reprise, dans les années 90, par la communauté « crypto-anarchiste » pour créer une monnaie dite « peer-to-peer » qui devait permettre des paiements affranchis des contrôles étatiques.

Des centaines de crypto-monnaies et des questionnements

Il existe actuellement plusieurs centaines de crypto-monnaies, telles qu’Ethereum, Tether, USD Coin, BNB, Binance USD, Cardano etc. dont la plupart d’entre elles ont été inspirées du bitcoin. La  problématique  actuelle  demeure  dans  le  fait  que  la  crypto-monnaie  est  passée  d’un système fermé et hiérarchisé (banques commerciales et banques centrales) à un système de paiement ouvert ou des acteurs non bancaires et non régulés peuvent émettre des moyens de paiement, c’est-à-dire  des  émetteurs  de  monnaie  qui  ne  sont  pas  dans  le  cadre  d’une  régulation  et  d’un système  de  paiement  hiérarchisé  dans  lequel  la  souveraineté  est  assumée  par  cette hiérarchisation. Le système décentralisé des crypto-monnaie a fait que les gouvernements mènent actuellement un combat contre l’existence de certaines monnaies numériques, notamment le bitcoin.

En effet, comparativement aux devises réelles, les crypto-monnaies ne génèrent aucun flux de trésorerie, additivement à l’absence de la nature des transactions effectuées, raison pour laquelle de nombreux investisseurs les considèrent comme un produit d’investissement spéculatif, basé sur le pari et non un véritable investissement adossé à un actif tangible. Dans les prochaines années, les crypto-monnaies auront pas mal d’obstacles à franchir pour que l’adhésion des utilisateurs se généralise.

En effet, les fluctuations de valeur réduisent la confiance des utilisateurs et affectent leurs décisions d’investissement en ce type de monnaie, additivement aux activités de fraudes constatées, généralement dues à la faiblesse du système de sécurité dont sa mise en œuvre est lente, pour cause d’une part de la nouveauté technologique et d’autre part de la nature décentralisée empêchant un effort unifié des propriétaires de serveurs pour les sécuriser.

Il existe aussi des lacunes d’importance dans les réglementations qui régissent l’utilisation de la crypto-monnaie et l’absence de norme de sécurité au-delà des exigences présentées par les crypto-monnaies. Tous ces facteurs sont considérés comme contraignants et limitent la confiance des utilisateurs. Il existe également des concurrents qui rivalisent avec la crypto-monnaie et tentent de fournir des alternatives à la monnaie numérique, à l’exemple de PayPal qui connait un grand succès en tant que système d’échange d’eBay et pourrait potentiellement basculer vers le paiement mobile. Des entreprises comme, Amazon et Google, qui disposent de budgets marketing importants, avec une présence sur le marché des applications mobiles, leur donne un énorme avantage sur les utilisateurs relativement modestes de bitcoin. Ainsi, le bitcoin aurait du mal à se rallier pour battre ses concurrents.

Les perspectives de la crypto-monnaie sont souvent remises en question. Cette monnaie numérique, s’efforce de pénétrer le courant dominant en innovant et en résolvant les problématiques de la finance traditionnelle. Les partisans voient un potentiel illimité dans les 20 prochaines années, à l’exemple des marchés européens et latino-américains qui explosent avec les transactions bitcoin, tandis que les opposants ne voient que des risques. Les experts cependant restent sceptiques, mais ils concèdent qu’il existe certaines applications où la crypto-monnaie est vraiment une solution viable.

La crypto-monnaie: une invention non fortuite

L’apparition de la crypto monnaie n’est certainement pas fortuite. Sa création doit obéir sans aucun doute à un besoin qui ne peut être que le souci de disposer de sa richesse librement de façon indépendante sans avoir l’épée Damoclès des barons financiers occidentaux en particulier américains qui spéculent, sanctionnent, saisissent, ou rapinent par « coup de Bouse » vos biens financiers libellés en leur monnaie. Ce sont ces actions prédatrices qui ont fait que des gens, des entités et des états ne font plus confiance à ces devises dominantes devenant plutôt des moyens de chantages pour dominer et déposséder. Quand ce n’est pas suffisant, ils changent de règles en imposant d’autres plus drastiques pour vous appauvrir ; sinon par la force armée ou les éliminations !

Les pays, leurs citoyens et les entreprises sont donc, désormais, suffisamment avertis, par des preuves visibles, pour ne pas être des attrape-nigauds de ce système économique et financier moribond – érigé par eux pour leurs intérêts exclusifs – bâti sur la tricherie et le vol. Leurs investissements, placements, actifs financiers ou leurs immobiliers ne sont plus sécurisés. Ils resteront toujours objets à d’éventuels spoliations pour peu que la politique d’un pays n’arrange pas leurs objectifs sournois, illicites, écrasants. Négocier en dollar américain vous lie aux dispositions juridiques des USA, quel que soit l’endroit de la transaction. Leurs règles extraterritoriales vont de l’amende jusqu’à l’interdiction d’utiliser leurs dollars. La BNP Paribas s’est vue sanctionnée par une énorme amende (8,9 milliards de dollars en 2014) pour avoir violé l’embargo US.

Il a fallu l’occasion du conflit atlantico-russe, par proxy ukrainien sur son sol, pour découvrir toute la mystification et l’escroquerie occidentale, avec son amoralité, pour que le reste du monde se réveille en cherchant un substitut plus sécurisant et plus juste. Cela, au moment où le système financier mondial, basé sur la spéculation, le virtuel et non sur le réel (la production de biens et services) est bousculé par une dédollarisation de l’économie, où tous les pays du monde, subissant les contraintes ou les punitions des barons de la finance et de la politique US, réfléchissent aux autres opportunités d’échanges et de paiements dont la crypto-monnaie.

En effet, il y a bien matière à réfléchir à d’autres issues et moyens quand on se ligue pour vous bloquer, par le chantage, tous les moyens d’échange dans le but de vous soumettre à leurs ambitions. Certainement celui d’un « nouvel ordre mondial multipolaire » qui respecte la souveraineté des états et des peuples sans dictat ou tutelle d’une puissance hégémonique.

La légalisation de la crypto-monnaie devrait être une étape dans la marche vers l’émancipation monétaire surtout, par exemple, pour certains pays africains qui peut être une étape vers la sortie du Franc CFA, monnaie néocoloniale (adossée à l’euro pour le pire), par la création d’une monnaie nationale gérée par les africains eux-mêmes au travers de leurs banques centrales nationales !

Crypto-monnaies enjeux d’influences géopolitiques

Pour ce faire, il est indispensable que des blocs (ou groupes d’intérêts) communs se constituent avec leurs règles pour faire face à l’hégémonie atlantiste prédatrice. Le BRICS (et les pays souhaitant y adhérer) apparait comme le socle pour ce nouvel ordre.

Actuellement, les crypto-monnaies sont au cœur des jeux d’influences géopolitiques, à l’exemple de la Chine et de la Russie qui ne sont pas hostiles à ce que les monnaies numériques puissent contribuer à faire perdre au dollar américain sa dimension de monnaie de réserve et fragiliser ainsi l’influence envahissante des États-Unis. Surtout pour en avoir fait, avec l’Euro, un instrument de sanction et de chantage allant jusqu’à déposséder les états et leurs citoyens de leurs avoirs ou de leurs biens inscrits sur leur territoire. Et même, paradoxalement, jusqu’à renier leur principe cardinal, berceau du libéralisme, qui est le marché, en s’évertuant à vouloir imposer au vendeur (la Russie) un prix plafond de son énergie pour l’empêcher de réaliser des ‘‘superprofits’’, disent-ils, suite à la forte augmentation des prix, conséquence justement de leurs sanctions !

Dans ce contexte des sanctions, sans précédent contre la Russie, suite à sa réaction sur le terrain ukrainien, la crypto-monnaie ne faisait pas partie des plans de la Russie pour contourner les restrictions afin de supporter les effets des sanctions. Les experts en cryptographie considèrent cela comme peu probable. Jake Chervinsky de la Blockchain Association ne considère pas que les crypto-monnaies font partie des plans de la Russie : « la Russie n’a jamais eu l’intention d’utiliser la crypto-monnaie pour échapper aux sanctions, sa stratégie était de diversifier les réserves en yuan et en or et non en cryptomonnaie et de déplacer les échanges commerciaux vers l’Asie et non vers les blockchains et de renforcer la production intérieure ».

Selon Ari Redbord, de TRM Labs, qui enquête sur les crimes liés aux crypto-monnaies, les besoins financiers de la Russie dépassent la capacité du marché de la cryptographie à les satisfaire, au regard des marchés d’exportation de la Russie, précisant que « la Russie ne peut pas remplacer des centaines de milliards de dollars par des crypto-monnaies, qui peuvent être bloquées ou gelées ».

L’une des raisons des crypto-monnaies, est d’éviter ces menaces et risques puisqu’elles s’affichent indépendantes des États et des banques. Elles assurent affirment-on une sorte « d’immunité » aux mesures prises par les États. Cependant, il a été constaté le blocage de 25.000 portefeuilles russes (devises numériques) par la plateforme Coinbase pour des « activités illégales » liées à l’Ukraine. Il y a donc bien surveillance quelque part ! « Au cours des dernières semaines, les gouvernements du monde entier ont imposé une série de sanctions à des individus et à des territoires en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les sanctions jouent un rôle essentiel dans la promotion de la sécurité nationale et la dissuasion des agressions illégales et Coinbase soutient pleinement ces efforts des autorités gouvernementales», a déclaré Paul Grewal, directeur juridique de la société. Il ajoute que l’identité des contrevenants a été communiquée au gouvernement américain pour « mieux soutenir l’application des sanctions » (selon le Figaro Tech & Web).

Notons qu’il existe des sites décentralisés (moins rémunérés) qui ne réalisent pas d’opérations d’identification du client. Presque tous les narratifs des occidentaux sur les crypto-monnaies, depuis l’imposition des sanctions, tournent autour de la possibilité, de la capacité des Russes à les contourner. C’est même la hantise des décideurs occidentaux évitant de voir que c’est leur économie qui sombre dans la récession du fait des effets retour des sanctions.

La « dédollarisation » provoquée par les USA   

Dès lors que les redoutables sanctions visent à « anéantir l’économie de la Russie » en lui coupant les moyens d’échanger en dollars, cette dernière active l’adoption des monnaies locales pour les paiements des transactions en particulier le yuan, la roupie, le rouble et même des crypto-monnaies pour certaines opérations d’échanges. Jamie Dimon (JPMorgan Chase Co), avertissait début mars sur les conséquences de l’exclusion de la Russie de Swift: « être exclu de Swift, c’est dire que je ne peux pas utiliser un outil de communication. Mais ce n’est pas dire que je ne peux pas faire de business ». Ce qui veut dire que les sanctions peuvent être contournées avec d’autres options que le dollar dans les échanges qui doivent permettre de casser le monopole du Swift.

La « dédollarisation » est un processus provoqué par les USA eux-mêmes par leur politique d’exclusion aggravée par l’apparition des crypto-monnaies. Il a fallu la crise ukrainienne et les formidables sanctions contre la puissante Russie pour que cette dernière, avec l’accord de l’autre puissante Chine, pour voir la « dédollarisation » faire partie des objectifs de ces deux puissances. La Russie a depuis longtemps augmenté ses réserves en or au détriment du dollar. La Chine a réduit sa dépendance du fait de sa forte économie, ses importations/exportations et ses investissements à travers le monde. En mars 2022 déjà, devant les médias chinois, Sergueï Lavrov insistait : « Il faut réduire les risques de sanctions en renforçant notre autonomie technologique, en passant à des règlements en monnaies nationales et mondiales autres que le dollar. Nous devons nous éloigner progressivement de l’utilisation de systèmes de paiement internationaux contrôlés par l’Occident ». 

La question des crypto-monnaies reste donc encore ouverte. Des législations vont suivre les évolutions de la pratique, de nouvelles méthodes apparaitront. Il s’agit bien de ne pas se retrouver soumis à des sanctions imposées par des États ou par des organismes par abus ou revanche. On a constaté que même la Suisse (connue pour sa neutralité) a suivi la bande atlantiste en bloquant les actifs cryptos de certains citoyens russes.

On comprend que l’on procède à des blocages actifs cryptos ou autres dans les cas de criminalités (blanchiment d’argent, détournement, terrorisme etc.), mais dans le cas d’espèce contre la Russie on a affaire à un cas atypique de sanction politique – dans le but de « détruire son économie » – illégale, dictée par une position dominante de monopole contraire à toutes les règles commerciales concertées. Il suffit de voir la rapidité avec laquelle les décisions de sanctions ont été prises. Si telle était la règle légale quelles seraient alors les sanctions contre les pays occidentaux auteurs de l’esclavage, de la colonisation et des agressions, comparé à l’action de la Russie qui était défensive, après des années de mises en garde !

Terminons par cet extrait de discours du Président Vladimir Poutine lors du forum de discussions du Club Valdaï le 27 octobre 2022 :

« L’effondrement de l’Union soviétique a également détruit l’équilibre des forces géopolitiques. L’Occident s’est senti victorieux et a proclamé un ordre mondial unipolaire dans lequel seuls sa volonté, sa culture et ses intérêts avaient le droit d’exister.

La période historique de domination sans partage de l’Occident … touche à sa fin, le monde unipolaire appartient au passé. … La décennie qui s’ouvre … est peut-être la plus dangereuse, la plus imprévisible et la plus importante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’Occident est incapable de diriger seul l’humanité, mais il tente désespérément de le faire et la plupart des nations du monde ne sont plus disposées à le supporter. … La situation est quelque peu révolutionnaire : les classes supérieures ne peuvent plus et les classes inférieures ne veulent plus vivre ainsi…

Cet état de fait est lourd de conflits mondiaux …, ce qui constitue une menace pour l’humanité, y compris l’Occident lui-même. Résoudre de manière constructive cette contradiction est la tâche historique principale aujourd’hui.

Un changement de cap est un processus douloureux mais naturel et inévitable. Le futur ordre mondial prend forme …. Et dans cet ordre mondial, nous devons écouter tout le monde, tenir compte de tous les points de vue, de toutes les nations, de toutes les sociétés, de toutes les cultures, de tous les systèmes de visions du monde, d’idées et de croyances religieuses, sans imposer une seule vérité à quiconque et seulement sur cette base, en comprenant notre responsabilité vis-à-vis du destin – le destin des peuples, de la planète – pour construire une symphonie de la civilisation humaine. »

Djerrad Abdelmoumene

  • Master en organisation et stratégies
  • Doctorant en Management