Certaines autorités municipales de Chine ont cessé d’imposer à leurs habitants des tests PCR réguliers plusieurs fois par semaine, après l’annonce par le gouvernement d’un assouplissement des règles sanitaires anti-Covid.

Un semblant de retour normale reste une perspective lointaine, car des confinements, quarantaines et dépistages massifs continuent d’être imposés à grande échelle, notamment dans les métropoles de Pékin, Shanghai et Canton.

Les autorités sanitaires ont annoncé 20 nouvelles règles pour «optimiser» la politique zéro Covid, afin d’en atténuer les répercussions sur la vie quotidienne des Chinois, et surtout sur l’économie. Le ministère de la Santé a annoncé plus de 20.000 nouveaux cas positifs sur les dernières 24 heures, un chiffre au plus haut depuis avril.

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Plusieurs fois par semaines, les habitants d’une ville doivent passer par des dépistages obligatoires. Ces tests sont utilisés par la Chine pour identifier rapidement les personnes infectées et pouvoir les isoler.

Ainsi à Pékin, les résidents doivent présenter un test PCR négatif, effectué dans les 72 heures, afin d’accéder aux lieux publics, aux bâtiments résidentiels ou de bureaux, ainsi qu’aux transports en commun.

Les dépistages massifs et généralisés sont très coûteux pour les finances publiques car les tests sont gratuits pour les habitants. Cependant, certains gouvernements locaux reprennent les frais de tests alors que leurs finances sont mises à mal dans un contexte de ralentissement économique.

Une société de tests COVID à Xuchang, dans la province du Henan, a déclaré qu’elle cesserait tout travail lié aux tests depuis le 11 novembre en raison des retards de paiement des autorités. De plus, la contestation grandit dans la population contre les confinements et les tests à répétition

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Shanghai a annoncé l’arrêt des dépistages menés à l’échelle de l’ensemble d’un district, a rapporté l’agence de presse China News Service, citant des responsables locaux. Les grands dépistages seront désormais uniquement menés lorsque les chaînes de transmission ne sont pas clairement identifiées ou lorsque des foyers épidémiques sont importants et prolongés.

La ville de Shijiazhuang au nord de la Chine s’est également engagée publiquement le 14 novembre à appliquer les nouvelles directives des autorités sanitaires. Les dépistages massifs et réguliers ont ainsi été annulés, selon China Newsweek, qui cite des responsables locaux.

Selon certains médias chinois, les résidents devront par contre toujours présenter un résultat de test datant de moins de 72 heures pour accéder aux transports publics et à certains sites comme les hôtels.

D’autres villes comme Yanji et Hefei, capitale de la province de l’Anhui, ont également annoncé cette semaine la fin des tests PCR massifs. Toutefois, des millions de résidents de Guangzhou, le centre manufacturier du sud de la Chine, devront subir des tests COVID-19, afin de contrôler la pire épidémie de la ville avec des infections dépassant les 2 000 pendant deux jours consécutifs. Alors que les cas locaux à travers la Chine ont atteint leur plus haut niveau depuis le 30 avril, les autorités ont annoncé que cinq districts devraient subir des tests de masse.