D’ici 2030, les dépenses de consommation consacrées au tourisme, à l’hôtellerie et aux loisirs en Afrique devraient atteindre environ 261,77 milliards de dollars, soit 137,87 milliards de dollars de plus qu’en 2015.

Face à cela, la plupart des pays africains élaborent des plans stratégiques pour développer le secteur, devenu catalyseur d’opportunités économiques et de développement.

D’après le rapport de Brookings Institute, think tank basé à Washington DC, «de plus en plus de voyageurs chinois choisissent de visiter le ‘continent magique’ le plus souvent pendant la fête nationale d’octobre. L’Angola, le Kenya, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe ont particulièrement bénéficié de l’obtention du statut de destination favorite par les voyageurs chinois depuis 2004. En conséquence, le nombre de visiteurs chinois en Afrique du Sud a quadruplé entre 2003 et 2005».

Le document, intitulé « Tourisme en Afrique : comment transformer le potentiel en opportunité économique », cite l’Organisation mondiale du tourisme qui «prédit que la Chine sera la plus grande source de touristes au monde d’ici 2020 et qu’une extension du statut spécial à un plus grand nombre de pays – au-delà des 20 pays africains – permettra à l’Afrique de tirer profit de cette tendance».

Mais en dépit de son succès auprès des touristes chinois, l’Afrique du sud n’est classée que 110ème au rang mondial pour son ouverture internationale. Le plus « inquiétant » pour les auteurs, « des signes de la réglementation frontalière pourrait devenir encore plus stricte avec l’adoption de nouvelles lois sur l’immigration dans un proche avenir ».

Cette situation est déplorée par les rapporteurs qui soulignent « les réformes récentes du processus de demande de visa qui améliorent l’accès des voyageurs chinois en provenance d’Afrique, dans le but de créer un essor considérable du volume de touristes chinois dans le pays ».