D’après Organisation Internationale du Tourismes, 10% des 113 millions de touristes chinois ont choisi l’Afrique en 2016, contre 3% seulement en 2008.

L’Afrique du Sud a enregistré la plus forte croissance des arrivées de touristes venant de la Chine, ainsi le nombre  augmenté de 93%, entre 2015 et 2016. En moyenne l’an dernier, le pays a accueilli 7 000 touristes chinois par mois, avec des pics à 10 000 pendant les mois d’été ou du Nouvel An chinois.

De son côté, l’Egypte a enregistré une augmentation de 58% du nombre de touristes en 2016, selon les chiffres de la China International Travel Service (CITS).

Au Maroc, la suppression des visas pour les touristes chinois, en juin 2016, a engendré une hausse de 300% du nombre de touristes chinois entre janvier et juin 2016, comparativement à la même période de 2015.

L’île Maurice a enregistré une baisse du nombre de touristes chinois, de 11,4% qui s’explique par le mécontentement des tour-opérateurs basés à Beijing. Ces derniers déplorent le manque de chambres d’hôtel entre novembre et janvier, période correspondant à la haute saison touristique.

En mission à Beijing, le ministre mauricien du Tourisme, Anil Gayan, a reçu les griefs des agences, qui assurent que même si il y a des places libres à bord des avions d’Air Mauritius, les chambres sont quasiment toutes réservées à l’avance par leurs confrères européens.

Anil Gayan a échangé avec les directeurs des tour-opérateurs afin de trouver des solutions pour booster les arrivées. Les tour-opérateurs ont suggéré que les hôteliers mauriciens mettent les touristes chinois sur un pied d’égalité avec les touristes occidentaux.

En dépit de ces cinq dessertes, Air Mauritius envisage de fermer cette route, devenue peu rentable. Un mauvais choix pour les agences qui estiment que ce serait une tache sur la coopération entre les deux pays.

De leurs côtés, les tour-opérateurs chinois ont précisé que leurs clients de Beijing ne se rendront pas à Shanghai, Hong-Kong, Chengdu ou Guangzhou,   pour prendre un vol à destination de Maurice. Raison pour laquelle, un seul vol sur Beijing par semaine n’est pas suffisant.

« Un vol n’est pas attrayant. Il en aurait fallu trois à cinq vols par semaine. Nous avons connu une croissance sur les arrivées de la Chine en janvier. Ce pays reste un marché prioritaire », a expliqué le gouvernement au site Défi Média. Un « code sharing avec une compagnie aérienne chinoise sur la desserte Beijing est aussi envisageable » a précisé le gouvernement.

D’ailleurs, certains professionnels mauriciens tentent de convaincre la compagnie mauricienne de ne pas fermer cette destination, car ce marché est en pleine croissance et peut compenser les arrivées de l’Europe en basse période.