Traduction de Alima Alexandra Danfakha – De nos jours, nous faisons appel à Internet pour tout plein de choses : appeler un taxi, commander à manger, effectuer des payements, l’information médicale, l’enseignement à distance, etc.

Sans que nous ne nous en apercevions, Internet s’est immiscé dans tous les recoins de notre société, devenant un élément indispensable de notre quotidien. Un rapport récemment publié par le China Internet Network Information Center montrait qu’en décembre 2020, le nombre d’utilisateurs d’Internet en Chine atteignait les 989 millions, le nombre d’utilisateurs de téléphones portables se portant à 986 millions, et le taux d’utilisation d’Internet au niveau local s’élevant à 70,4%.

Cela fait donc presque un milliard, un chiffre énorme, qui montre le développement rapide d’Internet en Chine et son taux de diffusion élevé. Mais, parallèlement, nous remarquons également derrière ce quasi-milliard d’internautes, qu’il y a aussi plus de 400 millions de personnes qui n’utilisent pas Internet.

Cela signifie qu’aujourd’hui, alors que nous dépendons fortement d’Internet dans nos gestes du quotidien, dans nos échanges sociaux, et afin d’exprimer nos intérêts, il y a encore plus de 400 millions de « non-internautes » qui ne peuvent profiter pleinement de l’expérience et des services apportés par les outils intelligents (smartphone, ordinateur etc.), voire qui se retrouvent dans des situations difficiles causées par ce manque d’accès à d’Internet.

Ce chiffre de 400 millions de personnes qui vivent éloignées du monde d’Internet s’explique par des contraintes objectives telles que le retard dans les installation de réseau, des équipements insuffisants, ou encore le facteur d’âge, mais il y a aussi des raisons plus subjectives comme le refus d’apprendre ou le rejet d’Internet chez certaines personnes.

Cependant, ce qu’Internet apporte à la société moderne n’est pas seulement un passage de « l’inconvénient » au « commode », mais aussi un sentiment d’accès et de bien-être en termes d’équité éducative, d’inclusion culturelle et de justice sociale. Ainsi, il est nécessaire de s’appliquer à « faire entrer » plus de gens dans l’ère d’Internet afin d’améliorer le niveau et le progrès de la civilisation sociale.

Afin de faire briller les lumières d’Internet sur les « non-internautes », il est nécessaire, d’une part, de continuer à construire et renforcer les infrastructures de réseau. D’autre part, il est nécessaire de mettre à niveau les services logiciels qui utilisent les technologies d’Internet.

Il faut plus de considération pour l’homme, éduquer les non-internautes dans l’utilisation d’Internet, des technologies numériques, et développer des produits plus intelligents et humains, adaptés aux utilisateurs plus âgés. En parallèle, il faudra éviter de tout faire en ligne, en fournissant, par exemple, des services ou options de procuration pour les personnes âgées.

Les services publics doivent maintenir les méthodes traditionnelles au même titre que l’innovation des services intelligents et d’Internet, afin que les non-internautes puissent profiter des avantages de l’ère numérique.

Quelqu’un a un jour comparé Internet à regarder le monde par la fenêtre à travers un télescope. Nous espérons que davantage de personnes pourront utiliser Internet pour pouvoir se tenir plus haut et voir plus loin.

Texte de Liu Huaipi, journaliste à Banyuetan.org