La mission chinoise auprès de l’Union européenne (UE) a rappelé la ferme opposition de la Chine à toute ingérence de l’Union européenne dans les affaires de Hong Kong, après l’annonce par Bruxelles de sanctions contre la Chine.

L’Union Européenne a décidé de mettre en place de sanctions à l’égard de Hong-Kong en réponse à la loi de sécurité nationale adoptée par la Chine, fin juin.

L’Union européenne a décidé de mettre en place un ensemble de mesures contre la Chine, dans plusieurs domaines tels que les politiques en matière de visas et de mobilité, les actions en soutien à la société civile notamment via les bourses d’études et les échanges universitaires, les exportations de certains équipements ou technologies sensibles ou la mise en œuvre des accords d’extradition et autres accords pertinents des États membres avec Hong Kong.

La mission chinoise a dénoncé ingérence de l’Union européenne dans les affaires intérieures de la Chine au sens large, et à « la pratique du deux poids deux mesures en ce qui concerne l’exercice légal des fonctions de la police de la ville ».

Ces remarques ont été faites suite à la publication d’un communiqué du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), concernant l’arrestation de Jimmy Lai Chee-ying, figure du camp pro-démocratie à Hong Kong, et de neuf autres personnes par la police de Hong Kong.

Selon la police, six des dix suspects ont été arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés de collusion avec des puissances étrangères ou des éléments extérieurs pour mettre en danger la sécurité nationale, tandis que d’autres étaient soupçonnés de conspiration en vue de commettre des fraudes.

Le SEAE a indiqué dans son communiqué que ces arrestations « alimentent les craintes que la loi relative à la sécurité nationale (pour la Région administrative spéciale de Hong Kong, RASHK) soit utilisée pour étouffer la liberté d’expression et des médias à Hong Kong ».

En réponse, la mission chinoise a déclaré que « Hong Kong est une région fondée sur l’Etat de droit », soulignant que « la loi de la République populaire de Chine sur la sauvegarde de la sécurité nationale dans la RASHK comporte des dispositions claires sur le respect et la protection des droits de l’Homme, ainsi que la garantie des droits et libertés, y compris celles d’expression et de la presse ».

« Les Constitutions de plus de 100 pays dans le monde stipulent que l’exercice des droits et libertés fondamentaux ne doit pas mettre en danger la sécurité nationale. La Convention européenne des droits de l’Homme contient des dispositions similaires », a noté la mission.